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Thérapeute en Biologie Totale à votre service
Interview : Galina Husaruk
Édition juillet/août 2004
Un texte de Alternative santé



Galina Husaruk
Tout d’abord il faut mentionner que Galina Husaruk est née dans une famille qui se tenait loin du médecin et personne n’allait jamais à l’hôpital. C’est un chiropraticien qui, à 96 ans, recevait encore ses patients dans les derniers mois de sa vie qui a soigné quatre générations de sa famille.

Déjà lorsqu’elle avait l’âge de 7 ans, sa mère a décidé de nourrir la famille avec l’alimentation naturelle. Durant les années 60, ce comportement était très marginal. Plus tard, par un concours de circonstances, Galina, de passage à Toronto, a suivi pendant une année complète à temps plein ses cours de massothérapie. C’est un outil complémentaire qu’elle possède maintenant dont elle se sert à l’occasion quand c’est nécessaire.

Elle considère d’ailleurs que le massage est une technique dont tout le monde à besoin ne serait-ce que pour se faire toucher, un besoin fondamental que plusieurs comblent rarement et même jamais.

Elle s’est spécialisée dans le massage pour bébé. Elle a donc mis sur pied un atelier de massage pour bébé, réunissant habituellement des mères et leur petit. Durant les 3 rencontres de l’atelier, elle apprend aux mères à présenter le massage à l’enfant et à masser les membres un à un. Dès son plus jeune âge, l’enfant massé ressent profondément le respect face au toucher, ce qui lui donne une chance de développer l’estime de soi que très peu de gens ont d’eux-mêmes.

Galina considère que ce contact quotidien des mères avec leur bébé est nécessaire à l’évolution normale du petit mais aussi permet aux mères de découvrir cet être humain qui dès le départ démontre ce qu’il aime et ce qu’il aime moins ou pas quand on le touche. En brisant l’isolement, les mères apprennent souvent que même si leur enfant est unique, il traverse souvent les mêmes problèmes que les autres et qu’elles s’inquiètent toutes pour bien peu trop souvent.

Les pères font aussi partie de ces ateliers. Trop souvent ils sont mis de côté pendant la maternité et il devient important que les pères s’impliquent dans le massage de l’enfant pour que celui-ci apprécie le toucher d’une manière différente et connaisse cette autre énergie.

Suite à son cheminement en massage thérapeutique, Galina s’est tournée vers l’homéopathie Uniciste principalement et a complété sa formation d’Homéopathe. L’homéopathie fut pour elle le passage vers d’autres techniques énergétiques dont l’auréculo-médecine, ancienne technique de médecine chinoise et l’ostéopathie énergétique, qui s’adresse à des endroits précis du corps. Elle se sert de ses connaissances principalement avec les femmes enceintes.

Les accouchements des mères qu’elle a suivies en complémentarité avec la médecine se sont tous bien passés et se sont déroulés de façon détendue.

Toutes ces techniques aident Galina à choisir différentes approches au moment où elles sont nécessaires pour les gens qui la consultent. Il en est de même pour la Biologie Totale.

Gazette :
Galina parle-nous de la Biologie Totale.

G.H. :
De tout ce j’ai étudié, pratiqué, cette approche que j’ai étudiée avec son inventeur lui-même, Dr Claude SABBAH, que je continue à rencontrer à Montréal à chacune de ses visites, est la plus satisfaisante pour moi car cette approche prend en considération tout le vécu de l’être humain depuis qu’il est né ainsi que tout ce qui a été programmé en lui-même pendant les neufs mois de sa vie utérine. Cette période est probablement la plus marquante puisque l’enfant prend les programmes des parents à travers le spermatozoïde et l’ovule en plus des programmes des tâches inachevées des générations passées. Le trans-générationnel fait donc partie de notre formation.

Gazette :
Est-ce que le stress des parents est toujours aussi marquant pour les enfants ?

G.H. :
Non car nous serions tous fous. Il y a des événements plus ou moins stressants qui marquent plus ou moins les enfants. Il s’agit de retrouver les moments révélateurs où l’enfant a pris en charge le stress du parent. Comment le parent l’a vécu est assez révélateur sur ce que l’enfant en a tiré.

Gazette :
Donne-nous un exemple du trans- générationnel.

G.H. :
Les informations que nous recevons qui concernent les parents sont à prendre au premier degré. Par exemple, un stress de naissance peut avoir été causé par le père qui a dû pelleter sur une longue distance dans une énorme tempête de neige pour se rendre dans une artère principale qui nous a permis de nous rendre à temps à l’hôpital. Pendant ce deux heures où la crainte d’être en retard a vu le stress augmenter à son maximum, le bébé l’a ressenti lui aussi. Qu’après cet événement l’être humain soit aux prisex avec le stress d’être continuellement à l’heure à l’école, à son travail ou d’être en retard pour recevoir les amis à souper est tout à fait normal. Ceci n’est qu’un exemple pour les patients qui se reconnaissent et qui ne savent pas pourquoi ils se stressent autant, tant qu’ils n’ont pas découvert la raison première. Par contre, cet exemple aurait bien pu aussi se passer sans que le bébé en soit marqué.

Un deuxième exemple qui me vient à l’esprit est cette personne qui est aux prises avec des peurs infantiles ou presque, à toutes les nuits. Durant la guerre, le père venait dans la chambre, ouvrait la lumière, cherchait sous le lit et dans le placard. À cette époque, les parents avaient caché un de ses oncles pour lui éviter d’aller à la guerre. C’était le secret de famille. Mais le stress de vivre dans ses conditions a marqué l’enfant qui plus tard se retrouve comme adulte aux prises avec une angoisse reliée à des insomnies fréquentes et néfastes.

Il y a aussi les problèmes d’apprentissage des jeunes qui sont eux plus faciles à découvrir, leur passé étant récent et plus simple à investiguer dans ces 27 mois. Il y a maintenant les hyperactifs. Parlant d’eux, il y a deux causes qui ressortent souvent : la mère a parfois perdu le premier bébé, fausse couche ou enfant mort né, ce qui provoque une très grande anxiété de la mère à son deuxième essai. Elle veut s’assurer que l’enfant bouge. Elle devient stressée s’il ne bouge pas. L’enfant comprend que pour décharger le stress de sa mère, il doit bouger. Lorsqu’il naît, il continue sur ce même programme et n’arrête pas de bouger même si à ce moment-là ce n’est plus approprié. Ce qui ne veut pas dire que tous les enfants nés de mères aussi anxieuses seront hyperactifs.

L’autre cause de l’hyperactivité dont je veux parler est lorsque la femme perd du sang dans les derniers mois de grossesse. Parfois le médecin recommande le lit. Couché sur le dos avec le droit de ne rien faire peut être très amusant au début mais le stress de la mère augmente à mesure que l’inactivité pèse. N’ayant pas le droit de bouger, le bébé, lui, va bouger comme s’il prenait le conflit sur lui.

Gazette :
Donne-nous des exemples des différentes pathologies développées à partir d’un même événement.

G.H. :
Comme je l’expliquais, notre attention doit être dirigée vers le plus important qui est comment on a vécu et interprété l’événement. Prenons l’exemple d’une femme qui trouve son mari au lit avec quelqu’un. Il y a plusieurs façons de vivre un tel événement qui peuvent amener plusieurs maladies différentes ou aucune si cette femme se sent, par exemple, déculpabilisée, ayant elle-même un amant !

Mais ça pourrait être un choc pour l’ouïe d’entendre leurs ébats. ‘’J’aurais voulu ne jamais entendre ça’’ et cette femme pourrait lentement développer une surdité. ‘’J’aurais voulu ne jamais voir ça’’ qui pourrait développer des problèmes de cataractes, de décollement de rétine ou autre. Tout dépend de la façon dont cela est vécu en dedans de nous à travers nos sens. Cette même femme pourrait se sentir totalement nulle au lit et développer une dévalorisation juste sexuelle avec frustration sexuelle comme des vaginites à répétition ou un problème au col de l’utérus.

Ce pourrait être une dévalorisation de la personnalité avec culpabilité et un conflit de territoire qui amène cette femme vers la dépression.

En résumé, le même événement peut provoquer des centaines de différents problèmes dépendant de la façon dont nous les ressentons.

Gazette :
Quel est le protocole avec lequel tu accompagnes tes patients ?

G.H. : À la première rencontre, nous complétons un bilan de santé exhaustif. Renseignements généraux qui toucheront différents points de l’état général de santé mais aussi une liste des événements traumatisants de sa vie, ce qui est un travail parfois élaboré quand on dépasse la soixantaine.

Mais ce travail est nécessaire pour le client autant que pour moi. C’est mon matériel de travail. Je me considère comme un Sherlock Holmes car même si un événement est marquant, ce n’est pas l’événement lui-même qui est important mais comment il a été vécu et interprété. Il est important d’investiguer ce que nous nommons le « Projet Sens », ce projet inconscient de la part des parents qui a pris forme dix huit mois avant la naissance, pendant la vie utérine et pendant les 10 premiers mois de vie du nourrisson. Les générations subséquentes doivent faire l’objet d’une recherche aussi. Ce n’est pas facile. En général, les patients ont en main tous les éléments nécessaires à la bonne marche d’une telle thérapie.

Gazette :
Quels sont les buts premiers de la Biologie Totale ?

G.H. :
La maladie est la solution parfaite de survie du cerveau. On tombe malade pour ne pas mourir. C’est la règle de base de la Biologie Totale. Prise de conscience et solution du conflit. Mais il faut pour le patient plus une certitude qu’un simple espoir de guérir. Il faut se faire confiance et éliminer le doute.

La solution n’est pas donnée par le thérapeute. Qui sommes-nous pour prétendre connaître la solution de chacun ? Elle est différente pour chacun. Si une personne effectue une prise de conscience mais remet la solution aux calendes grecques, elle risque la maladie et la mort éventuellement.

Lorsqu’il n’y a pas de solution, le cerveau, à l’exemple d’une boîte électrique, fait sauter un fusible. Une partie du cerveau qui est relié à un organe devient disfonctionnelle, ce qui causera une pathologie plus ou moins grave dépendant de l’intensité et la durée du conflit.

Par exemple, si une personne découvre que lors d’un précédent conflit elle n’a pas « digéré » ce qui lui a été fait ou dit, elle peut développer des problèmes d’estomac aussi graves qu’un cancer tant que le conflit n’aura pas été solutionné. Elle devra tôt ou tard faire face à son problème en réglant ses comptes comme nous devons tous le faire.

Dans la vie cela est souvent impossible. Alors il faut passer à la solution de dépassement. Elle peut prendre plusieurs noms : deuil, lâcher prise, tourner la page, etc. La personne doit changer son regard sur l’événement car la solution est nécessaire pour éliminer la maladie. Les problèmes qui nous culpabilisent et qu’on rumine sans cesse causent éventuellement des problèmes. Sabbah dit souvent : « Vous êtes trop cons si vous mourez de vos maladies ». Il faut donc comprendre, puis lâchez les balises, assumer, refuser d’être autre chose que moi.

Gazette :
Explique-nous le conflit du diagnostic.

G.H. :
C’est une étiquette qui vient avec tous les diagnostics. Une fois que la conclusion du diagnostic médical est tombée, c’est comme une affaire classée. Il est extrêmement difficile pour un patient de changer d’idée, de croire qu’il peut renverser la situation. L’étiquette avec laquelle il est aux prises renforce le doute sur ses capacités personnelles de se guérir. Ce conflit doit être réglé avant que le sujet même de la maladie soit abordé.

Gazette :
Est-ce que les parents dont les enfants ont des problèmes scolaires devraient consulter en Biologie Totale ?

G.H. :
Très certainement. Surtout s’ils se sentent incapables d’engager une franche discussion avec l’enfant. Le livre d’instructions pour parents n’ayant pas été écrit, on devient parent sur le tas. Être parent c’est d’être obligé de faire face à des problèmes d’origines inconnues ou des problèmes dont on ne comprend pas l’origine. Il y a des alternatives comme la mienne pour aider les parents qui par la suite aident leurs enfants.

Les parents ne sont pas coupables ni les enfants des victimes. C’est la première chose à comprendre. Nous sommes les héritiers de nos ancêtres et transmettrons à nos enfants de la même manière. Nous faisons ce que nous pouvons avec ce que nous sommes. La Biologie Totale explique les lois dont les choses se passent qu’on le veuille ou non. Donc plus jeune on découvre ses lois plus vite on s’évite des problèmes. Un enfant qui semble parti pour un marathon de Ritalin, de dévalo, de classe spéciale et quoi encore peut voir sa vie transformée par de telles découvertes sur lui-même.

Gazette :
Que penses-tu des prescriptions de Ritalin pour les enfants ?

G.H. :
Aucun médicament ne peut aller à la cause ni ne peut guérir une condition maladive mais celui-là en particulier les drogue et semble rendre les enfants dépendants. C’est devenu trop facile de prescrire. Un enfant est agité ou manque de concentration et hop on se lave les mains avec une prescription pour un enfant qui sera catalogué avec un problème de comportement. Ceci permet au professeur de travailler et de composer avec moins de discipline. Mais est- ce une bonne raison ? Les parents devraient s’opposer à cette pratique de droguer et de traiter des jeunes.

Gazette :
Crois-tu que les orthopédagogues et autres professionnels du milieu de l’éducation auraient avantage à connaître la Biologie Totale ?

G.H. :
Oui. J’aimerais enseigner pendant des ateliers lors de week-ends, sur les bases de la Biologie Totale, qui donneraient aux professionnels suffisamment d’outils pour appliquer quelques règles qui aideraient grandement les enfants.

Gazette :
Comment recrutes-tu les patients et qui sont-ils ?

G.H. :
Par le bouche à oreille et par les conférences (clic) mensuelles que je donne pour informer la population au Collège Brébeuf. J’ai commencé aussi à donner des ateliers et j’ai bien l’intention de les multiplier avec la demande. Mais généralement, les personnes qui se présentent à moi me diront qu’elles sont angoissées, anxieuses, extrêmement stressées pour des peccadilles, souvent, et que rien ne semble vouloir apaiser ce tourment. Elles ont parfois essayé d’autres approches sans toujours obtenir les résultats escomptés.

La Biologie Totale s’adresse à tout le monde. Qui n’a pas de bobos, de peurs, de patterns dans sa vie ? Nous vivons tous des conflits et il est tout à fait normal de ne pas pouvoir tous les régler. Lorsqu’une personne souhaite un mieux être, elle ne pense pas médicament. Elle veut se libérer, pas s’attacher. La Biologie Totale aide les gens à aller vers la cause du conflit psychologique qui s’est traduit dans la biologie et qui fait d’eux une personne malade.

Gazette :
Est-ce que tu remarques à travers tes patients une ouverture aux soins complémentaires comme le tien ?

G.H. :
Je travaille dans ce domaine depuis 1983. Je crois donc qu’il y a une continuité. Contrairement à moi avec mes nouilles vertes en 1960, être végétarien n’est plus vu comme étant bizarre. Il y a aussi de plus en plus de gens qui réalisent que leurs émotions peuvent causer des problèmes corporels de santé. Mais il y a encore beaucoup de chemin à faire pour démystifier et conscientiser les gens à propos de nos services. Cependant, nous sommes positifs face à l’avenir.

Pour rejoindre Galina HUSARUK
Courriel : ghusaruk1@hotmail .com
Tél. 514-273-0275


Pour contacter l'auteur :
Alternative santé
info@alternativesante.com


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Rédigé par : andre.m
Association nationale des naturothérapeutes

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