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Interview avec Judyann McNamara
Physicienne, naturopathe, homéopathe mais
avant tout une femme passionnée, curieuse,
disciplinée, dotée d'un sens de
l'humour avec lequel elle rie sa vie. Nous l'avons
rencontré à son bureau dans l'ouest
de Montréal, une vieille maison avec un
cachet spécial, un accueil chaleureux.
Judyann est aussi propriétaire de
l'école M.I.C.H. (Institut
d'Homéopathie Classique de Montréal)
qui se spécialise dans l'enseignement
homéopathique avec une direction quantique
comme la tendance mondiale actuelle le demande.
Elle est une pionnière dans le domaine et
son discours vous passionnera car la physique
quantique est un monde entièrement nouveau,
à notre portée, qui invite à
la découverte. Nous avons appris grâce
à cette rencontre que la personne humaine
possède tout ce qu'il faut pour se
guérir elle-même, elle en
connaît même inconsciemment le
processus. Bonne lecture chers internautes et
réservez votre place au Colloque Canadien
des Naturothérapies pour rencontrer Judy Ann
McNamara en personne.
Ne percevant qu'un
millionième de la réalité,
nous avons la prétention d'affirmer
sérieusement : c'est la
réalité ! - Judyann McNamara
A.S. : Judy Ann, pouvez-vous
démystifier pour nous l'approche quantique ?
J.A. : Vous savez, j'ai mis
près de vingt ans pour arriver à
commencer à comprendre. J'ai
débuté mes recherches en 1989. Voici
un exemple que j'utilise pendant mes cours :
Prenez une graine. Analysez-la avec les
instruments les plus sophistiqués au monde
pour isoler jusqu'à l'atome et vous
trouverez aussi tous les éléments qui
sont présents dans cette graine. Mettez
cette graine dans l'eau distillée. La plante
qui se forme ensuite contient des
éléments, pas des composés,
qui n'étaient pas dans la graine ! Il y a
donc de la matière qui a été
créée dans la plante.
Ce constat est à l'opposé de la
physique mécanique selon laquelle
« rien ne se perd, rien ne se
crée ». Nous pouvons affirmer
sans trop nous tromper que l'être humain,
avec son œil, ne voit que le un millième de
ce qui l'entoure. Le cerveau traduit environ un
centième de ce millième que nous
percevons. Nous percevons ou captons donc environ
un seul signal sur cent milles signaux. Ne
percevant qu'un millionième de la
réalité nous avons la
prétention d'affirmer
sérieusement : c'est la
réalité !
Au lieu de prétendre que nous savons
tout, si nous commencions par admettre que nous
sommes des ignorants. Par exemple le champ de
gravité. Personne ne peut contester son
existence. Pourtant nous ne l'avons jamais vu,
aucun instrument à ce jour ne peut le
mesurer directement. Il y a toutes sortes de
champs : magnétique,
électromagnétique, gravitationnel. Ce
sont ceux qu'on ne peut pas mesurer et dont on ne
voit que les effets, enfin pas tous les effets.
Certains de ces effets sont pourtant visibles et
par ignorance on ne peut pas les relier à la
cause.
Le meilleur exemple est le corps humain. La vie ne
pourrait pas exister seulement à cause des
lois mécaniques. Si notre corps
n'était qu'un produit de la chimie qui
interagit mécaniquement, nous ne pourrions
vivre plus de deux secondes.
Il y a plus de trente trillions d'interactions par
seconde dans le corps. Si toutes ces actions
n'étaient pas complètement
synchronisées, nous serions morts en
quelques secondes.
La maladie serait donc une toute petite erreur, un
petit écart, dans ces trente trillions
d'interactions.
La division d'une cellule se réalise
dans le même genre de champ magnétique
terrien qui permet aux oiseaux de se diriger en
vol. Quand on regarde la vie, on doit
reconnaître qu'elle est gérée
par un champ ou un système de champ
magnétique global qui conserve
l'intégrité de toutes les actions, de
tous les fonctionnements du corps. C'est ça
le niveau quantique.
J'ai été témoin dans un
laboratoire de deux cellules du même corps
qui se parlaient, communiquaient entre elles
à l'aide des photons qui envoient des flashs
de lumières en séquences, sauf lors
de tumeurs où l'on note une absence de
communication, un silence total. Les tumeurs
seraient donc dues au fait qu'une partie du corps a
cessé de communiquer avec le reste du corps.
Déjà avec la psychosomatique, le
symbolisme du langage du corps, nous percevions que
des gens arrivent à se couper de certaines
parties de leur corps, ne communiquent plus, mais
de le voir en action au niveau des cellules est
très impressionnant.
C'est ça que nous nommons la
médecine quantique, celle qui s'adresse aux
erreurs ou petits dérangements qui se
produisent dans ces champs, qui auront des
répercussions à tous les niveaux, ce
qu'on nomme maladie. Le terrain dans lequel les
champs magnétiques sont perturbés se
prédispose à la maladie.
Nous pensions que de traiter le terrain
était la solution mais maintenant nous
comprenons mieux qu'il faut chercher le
remède dans la cause des dérangements
magnétiques qui prédisposent le
terrain à la maladie.
A.S. : Une fois que nous
comprenons une telle définition, comment
l'applique-t-on concrètement ?
J.A. : C'était ma
question en 1990. Comment comprendre cette logique,
ce niveau quantique énergétique du
corps et comment serait-il possible d'interagir, de
se mettre en contact ou tout simplement, de devenir
conscient de la chose.
J'ai voyagé et cherché en
Californie, Nouveau Mexique, Inde, Allemagne et
ailleurs avec le but de me renseigner sur les
traitements énergétiques qui s'y
faisaient. Peut-on approcher à partir de ce
niveau énergétique, le niveau
quantique de l'être ?
Mon périple, pendant lequel j'ai
essayé de garder un esprit ouvert, m'a
amené à comprendre que les
guérisseurs et chamans, comme trop souvent
en médecine allopathique, prescrivent et
s'essaient à guérir l'autre selon son
idée, sa perception de l'autre. J'ai par
contre beaucoup appris au point de vue
énergétique mais mon chemin devait
aller plus loin. Pendant ce temps je pratiquais
toujours l'homéopathie mais je lui
reprochais à peu près la même
chose.
Finalement, à force de recherches et de
nombreuses expériences, j'ai
découvert qu'on peut, sans drogue, sans
transe, seulement avec sa conscience, se rendre au
niveau quantique avec une simple discussion. Nous
entendons, par ce cheminement, la description du
vécu de l'individu dans ses propres mots et
gestes.
Il faut tout de même dépasser le
physique, l'émotif ou le psychique. Je me
demandais s'il était possible de s'exprimer
rendu à ce niveau. La réponse est
oui. J'ai découvert que les gens avec qui
j'ai travaillé jusqu'à ce niveau ne
pouvaient plus s'exprimer en mots. Ils s'expriment
avec leurs mains, leur corps et par des
métaphores. À un moment donné,
la personne arrive à un geste simple,
toujours le même, un geste qui décrit
le champ intégral de la personne qui produit
un mouvement fondamental.
Cette étape est
précédée des métaphores
de la part du patient comme ; « je
m'enlève de là, je passe comme ceci,
je disparais, » qui sont
accompagnées par un geste précis de
comment il fait, une expression très
personnelle de son champ. Ce mouvement là,
que le patient faisait de façon inconsciente
quotidiennement, est celui de toute sa vie, son
travail, ses loisirs, sa maladie, de ses
rêves, dans sa relation de couple, partout.
Un mouvement qui ressemble à ce qu'il vit en
dedans, au niveau énergétique.
Rendu à l'étape non verbale,
gestuelle, avec un patient, j'essaie de lui faire
expérimenter ce mouvement aussi longtemps
qu'il est possible. À partir de ce moment,
le processus de guérison se
déclenche, sans rien prescrire, rien
ajouter, rien enlever, le changement se fait
naturellement.
A.S. : Est-ce que cela
fonctionne à tout coup, même avec les
maladies sévères ?
&
nbsp;
J.A. : Justement, à mes
débuts je remarquais que les changements ne
persistaient pas chez ceux qui étaient plus
gravement atteints. Il n'existe pas de traitement
qu'on pourrait appeler une panacée mais, il
y a eu un net avancement depuis que j'ai
commencé et ce progrès se poursuit
grâce à des découvertes de
chercheurs scientifiques en Inde. Ces derniers ont
pu reconnaître quelque chose de la nature,
dans le mouvement de l'individu. Ils ont
découvert que la personne, par ce mouvement
de base, exprime une chose qui existe dans la
nature : une plante, un minéral, un
animal.
A.S. : Comme si les cellules
soufflaient à la personne comment
s'exprimer ?
&
nbsp;
J.A. : Oui car le conscient a
été tellement en profondeur qu'il
touche une couche que l'on nomme inconscient,
l'inconscient collectif, dans cet endroit où
l'on fait partie du Tout. Ce qui est extraordinaire
c'est que parfois les gens décrivent les
caractéristiques d'un métal, d'un
minéral, dont ils ne savent absolument rien,
même pas qu'il existe, dont seuls les
scientifiques connaissent la composition. Plus
encore, ils expriment inconsciemment un mouvement
qui décrit comment ce minéral, par
exemple, entre en relation ou quitte une relation,
en fait la personne décrit comment l'atome
accueille ou quitte un composé, tout cela
dans des détails très précis.
A.S. : Est-ce vrai ou est-ce une
rumeur de dire que certaines cellules changent de
comportement parce qu'elles se sentent
épiées ?
J.A. : C'est une
mésinterprétation bizarre de la
physique quantique. C'est comme si on disait qu'on
peut changer les choses en les regardant.
Je blâmerais notre supposée
objectivité face à l'univers de
permettre d'arriver à une telle conclusion.
Nous faisons autant partie de l'expérience
que l'expérience elle-même. On ne peut
pas être à part puisque nous sommes un
produit de ce monde comme tout ce qui existe,
même nos pensées. Cette idée
qu'on se fait de nous, séparés du
monde, l'égo, c'est une fiction de notre
imagination.
A.S. : L'Inde
possède une longue histoire de bonne
relation avec l'homéopathie n'est-ce pas?
J.A. : Oui.
L'homéopathie est pratiquée par des
médecins homéopathes souvent de
père en fils depuis des
générations donc les connaissances
sont très approfondies. Il y a plusieurs
hôpitaux homéopathiques là-bas.
C'est dans le plus grand, celui de Bombay, que se
pratique maintenant la méthode quantique.
J'ai assisté à une conférence
de Sankaran, un des leaders du mouvement
homéopathique mondial. Toutes les figures
connues y étaient, enfin tous ceux et celles
qui ont écrit sur l'homéopathie.
Tous, à part quelques-uns de la vieille
école, ont transformé leur
méthode pour inclure l'approche quantique.
A.S. : Enseignez-vous cette
approche à votre école
d'Homéopathie, MICH ?
J.A. : Oui. Cette approche
c'est l'enseignement du comment amener une personne
au plus profond de son niveau
énergétique en elle-même,
comment déceler les mots. Il y a une phase
enseignement du remède homéopathique
mais ce n'est pas le but final. Pour pouvoir
arriver à appliquer ce processus sur les
autres il faut absolument exercer ce processus sur
soi-même, c'est inévitable et c'est
ainsi que débute l'enseignement. On ne peut
pas amener une personne plus loin que nous sommes
nous-mêmes allés. La première
année nous avons débuté avec
40 élèves et pour la deuxième
année nous sommes toujours 40. C'est un
succès dont je suis fière parce que
plusieurs parmi les étudiants
n'étaient pas prêts, s'attendaient
encore à l'enseignement de la formule qui
promet la guérison. Finalement il s'agit
d'apprendre comment accompagner une personne pour
qu'elle mette en marche elle-même le
processus de son auto-guérison.
L'écoute, l'accueil, l'observation sont des
qualités à développer pour
enclencher un tel processus car la personne devant
soi, exprime sa vérité la plus
profonde.
A.S. : À quoi peuvent
s'attendre les participants au Colloque pendant
votre conférence du 10 novembre au
Collège de Maisonneuve ?
J.A. : J'ai l'intention de
démystifier l'approche quantique, de
démontrer sa pertinence et de faire avec les
participants quelques exercices pour
améliorer davantage leur
compréhension.
Tout un programme en perspective. Merci Judy
Ann McNamara pour ce petit voyage dans notre
intérieur.
Contact :
Email :
info@m-i-c-h.com
Site Internet :
www.m-i-c-h.com
Info :
Site Homéopathes Sans Frontières
(France) :
www.hsf-france.com
Site Homéopathe Sans frontières
(Québec) :
www.homeopathesdeterresansfrontieres.ca
Liens : Dr Rajan Sankaran :
http://en.wikipedia.org/wiki/Rajan_Sankaran
www.thespiritofhomoeopathy.com/
sankaran.html
Dr Samuel Hahnemann :
http://fr.wikipedia.org/wiki/
Hom%C3%A9opathie
http://homeoint.org