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Le grignotage ou la mega nuisance alimentaire
Grignoter est le passe temps favori de l’homme
d’aujourd’hui. Les petits encas viennent à chaque
instant de la journée chez l’adulte et
l’adolescent. Quant aux enfants ils mangent le
plus souvent entre 15 et 30 fois par jour.
C’est sans importance pense-t-on et il n’y a
pas de mal à se faire plaisir. Aussi, (sauf dans
les cas de surcharge pondérale ou seul l’excès de
calories est envisagé), on ne voit nulle part de
mise en garde contre une éventuelle nocivité de
cette pratique. Et pourtant le grignotage ou NON-
STOP ALIMENTAIRE est de toutes les agressions
subies par l’organisme, la plus méconnue, la plus
inouïe de toues les nuisances, c’est la MEGA
NUISANCE ALIMENTAIRE.
QUE L’ON EN JUGE !
1) SUPPRESSION DU COMPLEXE MIGRANT
INTERDIGESTIF CMI
Lorsque le tube digestif est à jeun, c'est-à-
dire lorsque la digestion est terminé, de
l’estomac (antre pylorique) naît une onde
péristaltique vraie se propageant tout le long de
l’intestin grêle jusqu’au caecum. Cette onde unique
met approximativement 90 minutes pour parcourir
l’estomac et l’intestin. Lorsqu’elle atteint le
caecum, elle meurt, une nouvelle onde commence
alors dans l’estomac.
Cette onde péristaltique CMI déplace un petit
flux de liquide qui peut atteindre 1.28 ml à la
minute pendant le passage de l’onde. C’est pourquoi
on a attribué au CMI un rôle de balayeur, de
nettoyeur : Ce complexe migrant interdigestif
empêcherait les bactéries de stagner dans
l’intestin grêle.
Or, le CMI est BRUTALEMENT INTERROMPU DES QUE
L’ON COMMENCE A MANGER et ce pendant toute la
digestion des aliments. Pendant la digestion, les
nutriments nés de la digestion sont absorbés par
la muqueuse intestinale, mais aussi partiellement
des bactéries, des macro-molécules et autres qui
seront heureusement pour l’essentiel détruits
dans la sous-muqueuse (chorion conjonctif), mais
une partie de ces éléments indésirables échappe
au contrôle du système immunitaire digestif et
passe dans le sang. (2).
Le CMI a vraisemblablement pour rôle le balayage
des bactéries et macro-molécules vers le colon
évitant ou limitant ainsi leur absorption lors
d’une future digestion.
Or, nous l’avons vu, le CMI est brutalement
interrompu dès que l’on commence à manger.
L’auto-nettoyage, l’auto-préservation du
passage des bactéries, virus et macro-molècules
est supprimé, lorsque l’on mange entre les repas !
2) RISQUE ACCRU DE CANCERISATION DU TUBE
DIGESTIF.
Dans « le secret du cancer et de la longévité »
j’expliquais que, quelque soit l’organe ou le
tissu, les irritations répétées par frottements,
brûlures, irradiations, les intoxications
chroniques et répétées à leur point d’impact, c’est-
à-dire où elles gardent leur concentration (voies
digestives pour l’alcool, voies respiratoires
pour le tabac, foie pour les pesticides) ou au
niveau de l’organe où elles s’éliminent (vessie
pour la caféine, la nicotine) etc… entraînant une
destruction tissulaire accélérée, laquelle sera
inévitablement suivi d’un
RENOUVELLEMENT
TISSULAIRE ET CELLULAIRE ACCELERE.
Malheureusement, ce renouvellement accéléré des
divisions cellulaires augmentent les mutations de
l’ADN et sont potentiellement cancérigènes.
Une autre source d’usure accélérée et partant de
renouvellement accéléré d’Une autre source
d’usure accélérée et partant de renouvellement
accéléré d’un tissu est
LA SURACTIVITE D’UN
TISSU QUELQU’IL SOIT.
Le grêle et le colon desquament 250 grammes de
cellules chaque jours, or ces organes se
renouvellent tous les trois à quatre jours, c’est-
à-dire 90 à 100 fois par an !
Le grignotage en sursollicitant à l’extrême le
tube digestif, en exigeant une suractivité des
cellules suivie inévitablement d’une usure, d’un
vieillissement et d’un renouvellement hyper-
accèléré de ces cellules, augmente les mutations de
l’ADN potentiellement cancèrigènes, sont pour
nous la cause primordiale de la cancèrisation du
grêle et du côlon.
Fibres, vitamines et anti-radicalaires ayant pour
nous un rôle protecteur des plus hypothétiques…
3) ACCELERATION DU VIEILLISSEMENT
CEREBRAL.
Lorsqu’un dessert riche en sucre (saccharose)
est ingéré en fin de repas, ce dessert est sans
danger pour l’organisme.
Le saccharose brassé et mélangé avec les autres
aliments subit par hydrolyse la transformation en
glucose et fructose sous l’influence de l’acide
chlorydrique.
A la première heure, le PH stomacal (action du
pouvoir tampon des protéines) se situe entre 5 et
6, ensuite le PH chute progressivement entre 1 et
2, très acide, le sucre est alors hydrolysé en
glucose et fructose, mais mélangé au bol
alimentaire, l’expulsion vers le duodénum sera
progressive et lente.
Le glucose provenant de l’hydrolyse du saccharose
n’est pas absorbé par l’estomac, mais par de
duodénum (60%). En aucun cas cette absorption
n’est brutale lors de l’ingestion de sucre sous
forme de dessert.
Par contre un morceau de chocolat ou autre
sucrerie ingéré deux, trois ou quatre heures
après un repas est attaqué très vite, à PH
gastrique de 1 à 2, l’hydrolyse du saccharose en
glucose et fructose demande quelques minutes.
Rapidement envoyé au duodénum, il est TRES VITE
ABSORBE ET PRODUIT UNE HYPERGLYCEMIE TEMPORAIRE,
mais le pancréas rétablit vite une glycémie
normale.
Si l’excès de glucose est exceptionnel, rien
n’est à craindre pour la santé.
Mais si l’excès même momentané est répété 4 à 5
fois par jour, les cellules nerveuses « friandes »
de ce nutriment vont le « capter » excessivement
il se produira des PONTAGES GLYCOSILES entre les
fibres protéiques (bases de Schiff) contribuant
au vieillissement du tissu nerveux. (3)
4) MALADIES CARDIO-VASCULAIRES :
Dans les années 70, une partie de ma clientèle
était de « purs végétaliens », n’ingérant ni
viande, ni poisson, ni œufs, ni aucun produits
laitiers. Certains d’entre eux, très jeunes, la
trentaine, avaient un taux de cholestérol entre 3
et 5 grammes et des lipides totaux entre 10 et 15
grammes/litres (on ne recherchait pas à cette
époque les LDL ; HDL ni le rapport LDL-HDL), et
iridologue j’observais des gérotoxons
correspondant à des âges de 60 o 80 ans. Comment
des individus qui n’ingéraient pas un milligramme
de cholestérol par an pouvaient-ils avoir à la
trentaine un tel taux de cholestérol et de
lipides totaux ? Comment expliquer ces gérotoxons
et ce vieillissement chez des gens adeptes des
aliments « PURS » (sous-entendu des aliments
végétaux ) ?
Par contre, à la même époque, comment expliquer
les bonnes analyses sanguines, le bon état
vasculaire, l’absence de gérotoxons chez des
omnivores de 50 à 60 ans ingérants des produits «
IMPURS » (sous-entendu animaux)…
Quelle claque à la théorie des viandes rouges
accusées de tous le maux, de toutes les maladies…
En observant de très près (nutritionnellement
parlant) mes végétaliens, je ne tardais pas à
comprendre…
Souffrant de carences protéiques, ils étaient
en permanence « torturés » par la faim..
En conséquence, ils grignotaient tant et plus :
biscuits, gâteaux, pâtes d’amandes, certes BIO
mais « bourrés » de calories…
C’est à cette époque que je compris que la
plaque d’athérome n’a rien à voir avec le
cholestérol et les lipides ingérés, mais avec le
cholestérol et les lipides FABRIQUES A PARTIR DE
L’EXCEDENT DE CALORIES dont le grignotage est un
des vecteurs principaux ainsi que la
suralimentation globale. Ce qui veut dire que les
graisses animales et le cholestérol exogène ne
sont nuisibles que lorsqu’ils rentrent dans le
cadre d’un apport calorique excessif par rapport
aux besoins de l’organisme.
Dans le cas contraire, ils sont oxydés et
bénéfiques en particuliers pour leur apport en
vitamines liposolubles.
5) LES INFECTIONS A REPETITIONS OU
CHRONIQUES :
Il y a dans l’organisme un potentiel de vie qui
maintient à leurs constantes normales (homéostasie)
la température corporelle, le rythme cardiaque,
les taux sanguins de glucose, acides aminés, les
adaptations immunitaires etc… Mais ce potentiel de
vie régulateur de l’homéostasie que nous avons
appelé PVH (potentiel vital homéostasique) ne
peut être dispatché avec autant d’intensité dans de
nombreuses orientations biologiques. C’est ainsi
que le surmenage thermique par le chaud ou le
froid, le surmenage intellectuel, le surmenage
sportif créent entre autres, à plus ou moins
longue échéance, une baisse des éliminations, une
chute dans l’élaboration des spermatozoïdes, des
globules rouges et globules blancs, une perte de
minéraux et surtout une chute de l’immunité. Mais
le surmenage le plus ignoré imposé à l’organisme
est le grignotage. Chaque apport d’aliment entre
les repas va soit stopper le CMI si la digestion
était terminée, soit s’il intervient en période
digestive obliger l’organisme à modifier ou
reprogrammer la digestion en fonction du nouvel
état biochimique crée par l’ingestion d’un
aliment alors que l’organisme est un pleine
digestion du repas précédent…
Il se produit alors un « retrait vital » de
différents systèmes organiques pour être
dispatché sur le tube digestif. (4) C’est ainsi que
l’on observe :
- une chute de l’attention intellectuelle «
retrait cérébral »
- une fatigue inexpliquée, « retrait de
l’appareil locomoteur »
- des infections à répétitions ou chroniques «
retrait du système immunitaire ».
AU NON STOP ALIMENTAIRE FAIT SUITE LE NON
STOP INFECTIEUX
Voici un extrait de lettre envoyée par une
puéricultrice… les conseils essentiels étaient la
prise de fruits et yaourts à 17 heures et l’arrêt
total du grignotage…
Monsieur MASSON
Cher Monsieur,
Il y a quelques années, nous avons découvert
votre livre « Plus jamais d’enfants malades » et
depuis 3 ans nous avons avec un puéricultrice de
l’établissement, établi les régimes des enfants
en essayant de respecter vos conseils. Des
résultats bien sûr parlants, nous avons réduit de
80 % la facture du médecin ORL et nous avons
rarement des otites malgré l’état de santé des
enfants polyhandicapés qui nous sont
confiés.
L’Association nationale des Puéricultrices
diplômées d’Etat m’a chargé d’organiser une
session de formation pluridisciplinaire pour le
personnel travaillant en Pouponnières et Maison
d’enfants de 0 à 6 ans.
Nous avons ce jour 50 inscriptions.
Je souhaiterais vivement que vous pussiez venir
parler de votre grande expérience concernant
l’alimentation du jeune enfant le mardi 25 avril
1989 à 20 h 30.
Une réunion préparatoire avec les intervenants a
été fixée le samedi 4 mars à 14 h 30 à la
Pouponnière Paul PARQUET 41 bld de Courbevoie à
NEUILLY et je serais heureuse de vous accueillir si
votre emploi du temps vous le permet.
Je vous prie de croire, Cher Monsieur, à
l’assurance de mes meilleurs sentiments.
Ceci appelle mon commentaire : 80 % de
réduction de la facture du médecin ORL en ESSAYANT
de suivre les conseils. Qu’en aurait-il été si
ces conseils avaient été TOTALEMENT SUIVIS ?
6) LES ALLERGIES
Quelque soit le milieu urbain ou rural, quel
que soit le degré de pollution de l’air (quasi-
absent ou élevé), on constate un parallélisme
frappant entre médicalisation et augmentation
constante des maladies allergiques chez l’enfant
et l’adolescent.
Comment expliquer cela ?
- Médicalisation = Suppression des infections à
répétition par les antibiotiques se substituant
au système immunitaire.
- Antibiotiques à répétition = non maturation
du système immunitaire
- Non maturation = perte de l’efficience (que
l’on peut estimer de 50 à 75 %) du système
immunitaire
- Perte de l’efficience anti-infectieuse mais
aussi perte par le système immunitaire des
critères de reconnaissances sur l’importance des
agents agresseurs vrais (virus, bactéries,
toxiques, ets…) et les non-agresseurs ou peu
agresseurs (allergène, poussières neutres, etc…)
d’où affolement , hyperactivité = ALLERGIES.
Or cette antibiothérapie quasi non stop fait
suite aux infections non stop qui elles-mêmes
sont la conséquence du GRIGNOTAGE ou alimentation
non-stop.
Bien entendu les antibiotiques sont et restent
des armes merveilleuses en cas d’infections
bactériennes gravissimes ou même lors d’une
infection au pronostic incertain, mais l’usage à
répétition (parfois 15 à 20 fois par an) pour des
infections peu graves ou banales, crée cette
MISE HORS CIRCUIT DU SYSTEME IMMUNITAIRE ET «
L’EXPLOSION » DES ALLERGIES.
L’allergie est classée au sixième rang des
fléaux mondiaux par l’OMS.
7) LA GENERALISATION DES CANCERS
Nous savons que la suractivité fonctionnelle
d’un tissu crée une usure cellulaire accélérée donc
un renouvellement cellulaire accéléré et partant
des divisions cellulaires accélérées, lesquelles
divisions cellulaires accélérées augmentent les
mutations de l’ADN potentiellement
cancérigène.
C’est la nuisance directe du grignotage surtout
au niveau digestif.
La seconde nuisance pour être indirecte et
générale n’en est pas moins importante.
L’homme est constitué de cent mille milliards
de cellules.
Chaque jour meurent et se renouvellent le
centième de ses cellules, c’est-à-dire
approximativement mille milliards.
Sur ces mille milliards se renouvelant chaque
jour, le millième des cellules (c'est-à-dire un
milliard) naissent tarées, anormales, certaines
susceptibles d’un développement désordonné…
Instantanément reconnue par un système
immunitaire en parfait état , elles sont
détruites.
Mais souvent, le système immunitaire a perdu 50
à 75 % de son efficience par l’usage immodéré des
antibiotiques… (4)
Robert MASSON
1°) LES ALIMENTS DANS LE TUBE
DIGESTIF
(Bernier, Adrian, Vidon) Doin Editeur
2°) L’ALIMENTATION OU LA 3EME
MEDECINE
(Dr Jean SEIGNALET) Editions De Guibert
3°)NUTRITION ET STRUCTURES
NEUROLOGIQUES
Cahier de Biothérapie n° 131 – Prof. Michel
MASSOL
4°) L’IMMUNITE RETROUVEE
(Robert MASSON ) Editions Albin Michel
Source :
Dossier grignotage