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La première mission HTSF au Burundi : Au-delà des attentes !
Un départ
En octobre 2008, 2 homéopathes de Terre sans
frontières, Ingrid Bekhor et Marie-Louise Vallée
se sont rendues au Burundi dans le dessein
d’explorer les possibilités d’y instaurer 2
dispensaires homéopathiques.
Grâce aux contacts établis par le frère Rémi
Brodeur, responsable du Burundi à TSF et au frère
Robert Gonneville qui affectionne particulièrement
ce pays, nous avons été accueillies
chaleureusement par nos deux partenaires du pays.
L’abbé Léopold Mvukiye fondateur et responsable du
Centre de médecine traditionnelle de Buta et
Albert Mbonarene fondateur du Centre anti-malaria
St François d’Assise de Bujumbura nous ont
accueilli à l’aéroport de Bujumbura en ce 11
octobre 2008 pour nous accompagner et nous
supporter dans cette première mission qui durera 2
semaines.
Grâce à une correspondance soutenue durant près
d’un an avec ces 2 collaborateurs, nous savions
que les possibilités d’instaurer 2 dispensaires
homéopathiques, l’un à Buta et l’autre à Bujumbura
auguraient bien. Les buts de cette première
mission HTSF étaient d’abord de nous faire
connaître comme personnes et comme organisation
mais surtout de prendre connaissance des
problématiques des 2 emplacements potentiels. En
Afrique, le temps passé à se saluer et à discuter
permet ce contact essentiel. La grande notoriété
dont bénéficie TSF par ses missions régulières au
Burundi nous a ouvert les portes et maintenant
nous devions prendre le relais.
Une première mission dans un pays étranger
comporte une grande part de découvertes de part et
d’autres. Nous avons fait l’objet de
questionnement et de curiosité. Les africains ont
l’habitude de voir débarquer des blancs leur
apportant des concepts ou matériels qui ne sont pas
nécessairement adaptés à leurs besoins et surtout
qui ne sont plus viables après leur départ. Au-
delà d’une réelle pauvreté matérielle (le Burundi
se trouve parmi les 10 pays les plus pauvres au
monde) se trouve une grande richesse spirituelle et
humaine.
Nous arrivions avec un cours de première ligne
à offrir et le matériel de base pour multiplier
les 12 complexes HTSF (140 bouteilles, de
l’alcool, des étiquettes) ainsi que des remèdes
unitaires et des nosodes. Nous en profitons pour
remercier la compagnie Homéodel et Solidago pour
leurs dons de remèdes. Notre objectif était de
leur faire connaître les avantages de
l’homéopathie, de leur fournir des protocoles
simples et faciles à utiliser et de les outiller
pour qu’ils puissent utiliser et se
réapprovisionner gratuitement en remèdes
homéopathiques sur place.
Une conférence et 2 cours organisés en
moins de 24 heures!
À notre arrivée, nous avions déjà un cours de
prévu pour 20-25 personnes à Buta, petit village à
l’intérieur du pays, mais encore rien d’organisé à
Bujumbura, la capitale. M. Albert Mbonarene nous
avait fait part de la difficulté de mobiliser des
participants si nous ne pouvions leur payer un per-
diem. Cette pratique, très répandue en Afrique par
les différentes organisations internationales,
consiste à verser un montant d’argent à chaque
participant pour défrayer ses déplacements, ses
repas et son hébergement reliés à la formation. On
devait donc payer les participants pour s’assurer
de leur présence. Comme nous n’avions aucun budget
prévu et disponible pour cela, nous avons expliqué
que nous étions nous-mêmes bénévoles, que nous
donnions ce cours bénévolement et que nous avions
payé de notre poche pour être présents au pays !!!
De façon évidente, cette situation n’était pas
courante…
Suite à la visite du centre anti-malaria avec
Marie-Rose, épouse de M. Albert et responsable du
centre et de l’information donnée sur les objectifs
de notre mission et particulièrement sur la
pertinence et l’utilité de faire connaître la
trousse des 12 complexes homéopathiques, nous avons
eu la surprise de voir d’organiser en moins de 24
heures une soirée d’information dans une salle du
Centre du Mont Sion où nous logions. Cette
conférence annoncée à la messe du matin par l’abbé
Déo, responsable du Centre a mobilisé plus de 40
personnes !!! Plus de 30 de ces
participants se sont présenté au cours qui se
tenait les 2 soirs suivants. Nous avons aussi donné
sur 2 avant-midi le même cours à 6 personnes
proches du Centre anti-malaria. Et tout cela sans
verser aucun per-diem! Le fait de mobiliser plus
de 40 personnes sans per-diem pour un cours de 8
heures a constitué une première à Bujumbura.
De plus, ces mêmes participants se sont déplacés
le samedi matin avec enthousiasme pour venir
préparer leur trousse de 12 remèdes.
Le plus important pour nous a été de constater
l’intérêt réel pour ce que nous leur
offrions : une solution pratique, simple,
économique et efficace qui répondait à plusieurs
de leurs problèmes de santé. Ils ont vite compris
qu’ils pouvaient sauver des vies, intervenir
directement, aider leur famille et leurs proches,
devenir plus autonomes face à des problèmes de
santé vécus au quotidien. Plusieurs participants
du cours ont expérimenté les complexes durant
notre séjour avec des succès rapides. Nous-mêmes
avons certainement donné à 2 plus d’une vingtaine
de consultations.
C’était gagné. Au-delà de nos attentes et
surtout avec l’espoir que cette graine semée en
terrain fertile avait de bonnes chances de grandir.
Mais en même temps nous savions que le travail ne
venait que de commencer.
Nous avons reçu avec grand plaisir cette
semaine des nouvelles de Bujumbura. Une rencontre
de suivi a été organisée par Albert et Marie-Rose
avec les participants au cours. Leur message est
très encourageant. Ils souhaitent poursuivre,
recevoir plus de formations, de suivi.
Nous travaillons actuellement à trouver du
financement pour soutenir les prochains
homéopathes qui se rendront au moins une fois par
année au Burundi. Vous pouvez y contribuer
directement ou en suivant le cours de premiers
soins donné au Québec. Tous les profits réalisés
sont versés au projet Burundi.
Pour en savoir plus et vous inscrire, rendez-
vous sur le site de HTSF wwwterresansfrontières.ca
ou celui de l’OCPNN, www.oc
pnn.alternativesante.com.
Nous nous devons maintenant d’arroser et de
nourrir cette semence car elle a trouvé un terrain
fertile dans ce Burundi attachant.
Marie-Louise Vallée
Homéopathe de HTSF- projet Burundi
Pour tout soutien ou questions sur ce
projet
Marie-Louise Vallée 514-791-0113
Ingrid Bekhor 514-485-3737
Prochains articles : Le centre de Buta,
gardien des plantes indigènes du pays. Un portrait
du Burundi et de ses habitants, le centre anti-
malaria de Bujumbura : la réalisation d’un
rêve, l’abbé Léopold prêtre tradi-particien. Des
cas guéris à Bujumbura grâce aux complexes. Les
problématiques de santé au Burundi