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DU MÊME AUTEUR
La première mission HTSF au Burundi : Au-delà des attentes !
Édition avril 2009
Un texte de Marie-Louise Vallée



Un départ
En octobre 2008, 2 homéopathes de Terre sans frontières, Ingrid Bekhor et Marie-Louise Vallée se sont rendues au Burundi dans le dessein d’explorer les possibilités d’y instaurer 2 dispensaires homéopathiques.

Grâce aux contacts établis par le frère Rémi Brodeur, responsable du Burundi à TSF et au frère Robert Gonneville qui affectionne particulièrement ce pays, nous avons été accueillies chaleureusement par nos deux partenaires du pays. L’abbé Léopold Mvukiye fondateur et responsable du Centre de médecine traditionnelle de Buta et Albert Mbonarene fondateur du Centre anti-malaria St François d’Assise de Bujumbura nous ont accueilli à l’aéroport de Bujumbura en ce 11 octobre 2008 pour nous accompagner et nous supporter dans cette première mission qui durera 2 semaines.

Grâce à une correspondance soutenue durant près d’un an avec ces 2 collaborateurs, nous savions que les possibilités d’instaurer 2 dispensaires homéopathiques, l’un à Buta et l’autre à Bujumbura auguraient bien.  Les buts de cette première mission HTSF étaient d’abord de nous faire connaître comme personnes et comme organisation mais surtout de prendre connaissance des problématiques des 2 emplacements potentiels. En Afrique, le temps passé à se saluer et à discuter permet ce contact essentiel. La grande notoriété dont bénéficie TSF par ses missions régulières au Burundi nous a ouvert les portes et maintenant nous devions prendre le relais.
  
Une première mission dans un pays étranger comporte une grande part de découvertes de part et d’autres.  Nous avons fait l’objet de questionnement et de curiosité. Les africains ont l’habitude de voir débarquer des blancs leur apportant des concepts ou matériels qui ne sont pas nécessairement adaptés à leurs besoins et surtout qui ne sont plus viables après leur départ. Au- delà d’une réelle pauvreté matérielle (le Burundi se trouve parmi les 10 pays les plus pauvres au monde) se trouve une grande richesse spirituelle et humaine.

Nous arrivions avec un cours de première ligne à offrir et le matériel de base pour multiplier les 12 complexes HTSF (140 bouteilles, de l’alcool, des étiquettes) ainsi que des remèdes unitaires et des nosodes. Nous en profitons pour remercier la compagnie Homéodel et Solidago pour leurs dons de remèdes. Notre objectif était de leur faire connaître les avantages de l’homéopathie, de leur fournir des protocoles simples et faciles à utiliser et de les outiller pour qu’ils puissent utiliser et se réapprovisionner gratuitement en remèdes homéopathiques sur place.

Une conférence et 2 cours organisés en moins de 24 heures!
À notre arrivée, nous avions déjà un cours de prévu pour 20-25 personnes à Buta, petit village à l’intérieur du pays, mais encore rien d’organisé à Bujumbura, la capitale. M. Albert Mbonarene nous avait fait part de la difficulté de mobiliser des participants si nous ne pouvions leur payer un per- diem. Cette pratique, très répandue en Afrique par les différentes organisations internationales, consiste à verser un montant d’argent à chaque participant pour défrayer ses déplacements, ses repas et son hébergement reliés à la formation. On devait donc payer les participants pour s’assurer de leur présence. Comme nous n’avions aucun budget prévu et disponible pour cela, nous avons expliqué que nous étions nous-mêmes bénévoles, que nous donnions ce cours bénévolement et que nous avions payé de notre poche pour être présents au pays !!!
De façon évidente, cette situation n’était pas courante…

Suite à la visite du centre anti-malaria avec Marie-Rose, épouse de M. Albert et responsable du centre et de l’information donnée sur les objectifs de notre mission et particulièrement sur la pertinence et l’utilité de faire connaître la trousse des 12 complexes homéopathiques, nous avons eu la surprise de voir d’organiser en moins de 24 heures une soirée d’information dans une salle du Centre du Mont Sion où nous logions. Cette conférence annoncée à la messe du matin par l’abbé Déo, responsable du Centre a mobilisé plus de 40 personnes !!!   Plus de 30 de ces participants se sont présenté au cours qui se tenait les 2 soirs suivants. Nous avons aussi donné sur 2 avant-midi le même cours à 6 personnes proches du Centre anti-malaria. Et tout cela sans verser aucun per-diem! Le fait de mobiliser plus de 40 personnes sans per-diem pour un cours de 8 heures a constitué une première à Bujumbura.
De plus, ces mêmes participants se sont déplacés le samedi matin avec enthousiasme pour venir préparer leur trousse de 12 remèdes.

Le plus important pour nous a été de constater l’intérêt réel pour ce que nous leur offrions : une solution pratique, simple, économique et efficace qui répondait à plusieurs de leurs problèmes de santé. Ils ont vite compris qu’ils pouvaient sauver des vies, intervenir directement, aider leur famille et leurs proches, devenir plus autonomes face à des problèmes de santé vécus au quotidien. Plusieurs participants du cours ont expérimenté les complexes durant notre séjour avec des succès rapides. Nous-mêmes avons certainement donné à 2 plus d’une vingtaine de consultations.

C’était gagné.  Au-delà de nos attentes et surtout avec l’espoir que cette graine semée en terrain fertile avait de bonnes chances de grandir. Mais en même temps nous savions que le travail ne venait que de commencer.

Nous avons reçu avec grand plaisir cette semaine des nouvelles de Bujumbura. Une rencontre de suivi a été organisée par Albert et Marie-Rose avec les participants au cours. Leur message est très encourageant. Ils souhaitent poursuivre, recevoir plus de formations, de suivi.

Nous travaillons actuellement à trouver du financement pour soutenir les prochains homéopathes qui se rendront au moins une fois par année au Burundi. Vous pouvez y contribuer directement ou en suivant le cours de premiers soins donné au Québec. Tous les profits réalisés sont versés au projet Burundi.

Pour en savoir plus et vous inscrire, rendez- vous sur le site de HTSF wwwterresansfrontières.ca ou celui de l’OCPNN, www.oc pnn.alternativesante.com.

Nous nous devons maintenant d’arroser et de nourrir cette semence car elle a trouvé un terrain fertile dans ce Burundi attachant.

Marie-Louise Vallée
Homéopathe de HTSF- projet Burundi

Pour tout soutien ou questions sur ce projet 
Marie-Louise  Vallée 514-791-0113
Ingrid Bekhor 514-485-3737

Prochains articles : Le centre de Buta, gardien des plantes indigènes du pays. Un portrait du Burundi et de ses habitants, le centre anti- malaria de Bujumbura : la réalisation d’un rêve, l’abbé Léopold prêtre tradi-particien. Des cas guéris à Bujumbura grâce aux complexes. Les problématiques de santé au Burundi



Pour contacter l'auteur :
Marie-Louise Vallée
514-791-0113
mlvallee@sympatico.ca


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