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L’agoraphobie… L’ATTAQUE PANIQUE
Partie 3 de 4
Savez-vous ce qu’est l’attaque panique ?
Si vous ne l’avez jamais vécu, possiblement que
vous savez peu de choses sur ce sujet. Mais pour
ceux et celles l’ayant déjà vécue, même 20 ans
auparavant, se remémorer une attaque panique est
une expérience très pénible en soi. Si s’en
remémorer est éprouvant au niveau émotif, imaginez
ce qu’est de le vivre.
L’attaque panique est une des expériences les
plus pénibles qu’une personne puisse vivre au
point de vue psychologique (il est possible de
l’apparenter à un état de choc psychologique).
Chaque personne ayant vécu cette expérience se
souvient exactement où cela s’est produit la
première fois, dans quel contexte, à quelle heure,
quel jour, et tout ce qu’elle a pu ressentir. Tout
ceci pour dire que c’est une expérience
inoubliable tellement c’est fort (très fort).
Pour les gens ayant vécu une attaque panique
(ou des attaques paniques) dans un même lieu ou
dans des circonstances similaires, l’entourage,
s’il est au courant (car la personne cache
habituellement ce qui lui est arrivé) va souvent
chercher à banaliser l’expérience par des phrases
telles que : « C’est du
passé », « Inquiète toi pas, je
vais être avec toi », « C’est fini
maintenant », « Fais un homme (une
femme) de toi » ou bien encore
pire « Arrête donc d’attirer l’attention sur
toi ».
Voici une grande erreur de l’entourage, des
amis ou de la parenté car sans le savoir ils
banalisent une réaction extrêmement difficile à
vivre. Donc au lieu d’aider, sans le savoir, ils
donnent comme message que la personne exagère,
cherche à attirer l’attention, ou bien qu’elle est
trop sensible et qu’elle devrait se brancher sur
la réalité… En fin de compte, tout ce qu’il faut
pour que la ‘victime’ se sente incomprise.
La personne vivant des attaques paniques dans
les centres d’achat par exemple, sait très bien
que ses réactions sont ‘anormales’ par rapport à la
situation réelle. Elle sait très bien en toute
lucidité que ce qu’elle vit est hors contexte avec
la situation vécue. Mais le problème, c’est qu’une
fois ‘ancrée ‘ elle ne contrôle plus ses
réactions lorsqu’elle est placée dans la situation
génératrice, tout en sachant qu’elle vit des
réactions illogiques, irrationnelles.
C’est pourquoi, très souvent, la personne vivant
des attaques paniques va chercher à le cacher car
elle se doute très bien que son entourage pourrait
trouver ses réactions ‘bizarres’ étant donné
qu’elle-même trouve ses propres réactions comme
étant inappropriées. Donc, elle s’isole dans sa
difficulté ce qui ne fait que l’empirer. Et si
elle en parle, elle fait face à plein de préjugés…
Donc, d’une façon ou d’une autre elle est prise.
Les phobies en causent
En résumé il est possible de dire que
n’importe quelle peur exagérée, irrationnelle
(phobie) peut générer une attaque panique.
Mais parmi la multitude de phobies existantes,
certaines d’entre elles sont plus susceptibles que
d’autres d’en faire apparaître les symptômes. Parmi
les plus fréquentes notons :
L’agoraphobie : Peur
exagérée des lieux ouverts, comme les centres
d’achat, les grandes épiceries, les grands
magasins à rayons, etc… La peur peut aussi se
répandre à des endroits beaucoup moins fréquentés
comme, les parcs municipaux, les rues passantes,
les rues d’un quartier résidentiel, sa propre rue,
son propre terrain (sa galerie) etc....
Habituellement, plus il y a de gens en ces lieux,
plus la peur devient grande. En ce sens elle est
liée à la phobie sociale. Cette phobie peut
évoluer, à la limite, de façon dramatique jusqu’au
point où la personne ne peut plus quitter son
propre domicile.
La phobie sociale :
Souvent appelée ‘la peur de parler en public’. La
terreur des étudiants qui ont à faire un exposé
oral pour réussir un cours. Elle se manifeste
lorsque la personne doit fournir une performance
devant plusieurs autres personnes, surtout lorsque
l’auditoire a les yeux fixés sur celle ou celui qui
parle. La sensation du regard des autres est très
importante. Lorsque la phobie est plus forte des
attaque paniques peuvent se déclancher du simple
fait d’être entouré de plusieurs personnes sans
qu’aucune performance ne soit exigée. Souvent
l’agoraphobie et la phobie sociale s’entremêlent.
Ceci est tellement vrai que parfois il est
difficile de séparer les deux chez une même
personne.
Les hauteurs : Se fait
sentir en étant plus élevé que la terre ferme. Voir
le sol de haut. La plupart du temps cette peur est
associée à la peur de tomber dans le vide, donc la
peur de se blesser gravement ou de mourir dans une
chute anticipée. Certaines personnes ont peur que
l’endroit où elles sont s’effondre. D’autres ont
peur que durant un moment une pulsion inexpliquée
les poussent à sauter en bas de l’endroit où elles
se trouvent pour se jeter en dans le vide.
Plusieurs de ces gens pensent être suicidaires
mais la peur engendrée par cette idée démontre
qu’il y a une volonté de vivre plus forte que les
fantasmes liés au fait de se suicider.
La claustrophobie : La
peur des endroits clos, la peur d’être pris, prise
dans des endroits restreints accompagné de
l’impression de ne pas pouvoir s’échapper de cette
situation si le besoin se fait sentir. Cette peur
peu apparaître dans un ascenseur, surtout si
plusieurs forment un « écran »
entre la porte de l’ascenseur. Ces gens se
tiennent toujours près des portes de sorties que
ce soit au cinéma (dernière rangée arrière gauche,
prêt à sortir). Donc, indispositions ou
impossibilité de prendre le métro (être pris en
chaque station dans le wagon et même une fois
sorti du wagon il y a une bonne distance à
parcourir pour rejoindre la surface.
L’avion : La phobie de
l’avion rejoint de très près la peur des hauteurs,
car en avion la distance entre l’altitude de vol
et le sol est très grande et rejoint en même temps
la claustrophobie car un fois l’avion en vol il
n’existe aucune façon de « s’évader » de
ce « tube volant » une fois qu’il est en
vol. Plusieurs films à sensations ont contribués à
accentuer et entretenir la peur de l’avion (les
films ‘Airport’ entre autres). Quoique pour les
personnes ayant déjà la peur des hauteurs ou
pour celles qui sont déjà claustrophobes, ces
films ne contribuent pas à accentuer les peurs,
mais à les entretenir.
Les ponts : Il s’agit
d’une peur des hauteurs mais focalisée. Cette
phobie est assez répandue et les médias n’y sont
pas pour rien. Pensez juste à la couverture
médiatique qui a été faite sur l’écrasement du
viaduc de la Concorde à Laval, puis de l’enquête
faites par la suite sur tous les ponts et viaducs
de la province démontrant qu’un très grand nombre
sont dans un piteux état. Pour une personne déjà
sensible, il n’en faut pas plus pour déclancher
une ‘phobie collective’, et j’ai pu le constater
dans ma pratique. La peur de tomber, devient
obsessionnelle (fantasme) ou non.
Les tunnels : C’est une
variante de la claustrophobie mais plus focalisée.
À Laval et à Montréal ceci se voit surtout par les
gens utilisant le transport en commun. Ces gens
allongent considérablement le temps de déplacement
en utilisant seulement l’autobus (transport en
surface) sans jamais utiliser le métro (transport
en tunnel) qui est beaucoup plus rapide. Le tunnel
L.H. Lafontaine est aussi évité et de longs
détours sont faits pour ne pas passer ce tunnel. La
peur des tunnels est une peur en soi mais
l’anticipation de demeurer coincé dans un tunnel
renforce fortement cette phobie.
Les bouchons de
circulation : Cette peur est plus
complexe car elle rejoint à la fois l’agoraphobie
(être pris dans un grand espace ouvert) ou la
claustrophobie (être pris dans son auto) ou la
phobie des hauteurs (si cela se produit sur un
pont) ou bien encore la phobie des tunnels (être
pris dans le tunnel du métro à cause d’une panne
électrique, ou dans le pont tunnel L.H.
Lafontaine) et toutes les combinaisons de ces
diverses phobies sont possibles. Ceci étant
accentué par la peur d’arriver en retard au point
de destination.
Les manifestations de l’attaque
panique
Les manifestations varient d’un individu à l’autre
mais rejoignent presque toujours les symptômes
suivants selon une intensité plus ou moins forte
selon l’intensité de la phobie et de l’état
d’esprit de l’individu au moment où il, elle est
confronté à son élément phobogène.
Au début une peur, une angoisse ou une anxiété
prend naissance. La personne se focalise sur ces
émotions anxiogènes. Pour cette personne c’est
comme si toute la réalité disparaissait. L’élément
stressant prend de plus en plus de place jusqu’à
ce soit la seule réalité existante. La focalisation
sur les malaises psychiques et physiques devient
extrêmement accaparante et c’est alors que et le
processus panique s’engage (le cercle vicieux).
Les principales réactions de l’attaque panique
apparaissent ci dessous.
Veuillez noter que certaines personnes
ne ressentiront pas tous les symptômes ci-dessous
alors que d’autres pourront en ressentir davantage,
ou bien ressentir les mêmes symptômes mais de
manière un peu différentes à ce qui est énoncé…
La respiration s’accélère et à la limite peut
provoquer une perte de conscience par
hyperventilation, la respiration peut aussi devenir
plus difficile, forcer pour avoir de l’air pouvant
provoquer à la limite une perte de conscience par
manque d’oxygène. Le rythme cardiaque qui
s’accélère énormément ou des palpitations
cardiaques. La vision peut changer, tout peut être
vu comme étant sous un éclairage très fort (vision
trop claire) ou au contraire tout s’assombrit,
jusqu'à atteindre la noirceur visuelle. Il y a
souvent un effet de dépersonnalisation, comme par
exemple se demander comment il est possible de se
tenir debout en ayant perdu la sensation de ses
jambes (comme si elles n’existaient plus). Les
sueurs et les tremblements sont extrêmement
fréquents lors d’attaque panique, ou à l’inverse,
une sensation d’être figé, de ne plus pouvoir
bouger (surtout au niveau du cou). Et très souvent
la personne souhaite que personne ne remarque son
attaque panique.
Tout en vivant ces symptômes extrêmement
pénibles la personne se demande en même temps si
elle est en train de perdre la raison, de devenir
folle. Souvent elle se demande aussi si elle va
survivre ou si elle en train de mourir.
Ces manifestations sont les plus fréquentes
bien qu’il y en ait d’autres. Et la personne qui
au départ a amorcé ces réactions (sans le vouloir)
dûe à sa peur, prend peur de ses réactions et le
cercle vicieux est parti. Celle-ci s’entretient et
augmente elle-même sa panique sans s’en rendre
compte.
L’attaque panique est le point culminant de la
manifestation phobique et elle est aussi
grandement responsable du déclanchement de
l’évitement du lieu ou de la situation qui a été
associé avec. Car pour que l’attaque panique se
déclanche dans un lieu ou une situation précise,
il faut que la personne établisse un lien, un
ancrage, entre la panique et la situation ce qui va
bien sur inciter à l’évitement. Ce qui
malheureusement apporte la répétition des attaques
à chaque fois que la personne retourne aux
circonstances où elle s’est produite la première
fois. Par contre, si l’individu ne crée pas ce
lien, l’attaque panique demeurera isolée et ne se
répètera pas lorsque l’individu retournera dans le
lieu ou la situation où elle s’est produite la
première fois car l’ancrage (le lien) n’a pas été
établi.
Certaines personnes vivent des attaques
paniques sans avoir de phobies identifiées et sans
pouvoir trouver de causes précises aux attaques.
Mais ce genre de panique est beaucoup plus rare.
En vous laissant sur une note positive,
j’aimerais dire aux gens qui ont des attaques
paniques qu’il existe des moyens simples pour les
éviter (autre que d’éviter les situations
stressantes). De plus, si une attaque panique
commence, il existe aussi des méthodes simples
pour la court-circuiter, l’arrêter en cours de
route.
Voici la fin de cette troisième partie. La
quatrième partie apparaîtra dans la prochaine
édition de la gazette des thérapeutes et donnera
des renseignements sur les stratégies
hypnothérapeutiques les plus souvent employées et
les plus efficaces contre l’agoraphobie ainsi que
contre les attaques paniques. En attendant dites-
vous que de l’espoir il y en a énormément car bien
que l’agoraphobie puisse vous sembler inébranlable
c’est en même temps une phobie qui répond très
bien à l’hypnose et le taux de ‘succès’ pour la
vaincre est très élevé.
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QUESTIONS.
Bonjour, je suis agoraphobe, j'habite Pau, j'ai cherché toute l'année
dernière un hypnotologue en vain. J'étais vraiment intéressée par cette
thérapie. Nous sommmes tellement bousculés, nous prenons tellement sur
nous tout le temps, qu'une telle thérapie me paraissait être adaptée.
D'où vient l'agoraphobie, quelle en est sa véritable origine, ne nait-
on pas agographobe comme on nait avec les yeux bleus, n'y a-t-il pas
une anomalie au niveau de notre cerveau qui déclenche trop
d'adrénaline ? c'est pour moi une maladie orpheline rare mais
relativement grave, en ce sens qu'elle nous gâche la vie qui est déjà
si courte.
carolmasante@yahoo.fr
Rédigé par : soler carole
VUE DU CIEL
BONJOURS TOUSSE QUI VIE DANS LAGORAPHOBIE!.je mapelle fleur le vent,a lage de 18ans jai commencer a etre AGORAPHOBIE!,ce qui ma mis dans des phobies extreme!,cas la meme cacher ma vie!las je suis rendue a 30ans.je suis une personne tres enfermer,je suis dans loeil du cyclones..et jaimerais en finire de cette agoraphobie!cest pas une vie a suportée,alors que doije faire????VUE DU CIEL OU,RESTÉE SUR TERRE????,je prend des médications,mais cas maide un peus entres quilmaits.alors de laide merci,pourquoi je suis ansie?par FLEUR LE VENT
Rédigé par : FLEUR LE VENT 1979
ALLO
merci pour les information
Rédigé par : rachid
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