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La confiance en soi
Pourquoi cela est-il devenu si important tout à
coup, les spécialistes de l’éducation nous
rabâchent les oreilles avec cela : nos
enfants doivent développer au mieux leur confiance
en eux. Il est vrai
qu’il y a des
conséquences importantes à la mésestime de
soi, stress, jeux pathologique,
dépression, anxiété, abus de drogues, alcoolisme,
suicide, etc.
Le concept même de confiance en soi est assez
récent dans notre société occidentale. J’ai 51
ans et pour mes parents, l’idée de confiance en soi
n’était pas très présente. Il n’y a pas si
longtemps encore il n’y avait pas une grande place
en société pour l’individualisme. Chacun naissait
homme ou femme,
avec une place en société
qui était bien définie, ont choisissait
plus ou moins son métier, on devenait cordonnier,
travailleur d’usine, notaire, mère de famille,
religieuse, infirmière, secrétaire. Les
individus évoluaient dans un cadre strict que leur
imposait la société, l’ordre religieux. Chacun
avait un rôle précis qui lui était dévolu, il n’y
avait pas beaucoup de place pour les esprits
indépendant qui voulaient s’affirmer. Au temps du
Moyen Âge certains on risqué leur vie en
s’affirmant.
Le besoin de confiance en soi n’est pas
une invention culturelle, c’est un besoin
biologique d’adaptation afin d’avoir des
réactions adéquates face à notre
environnement, pour être en mesure de satisfaire
nos besoins essentiels, d’être efficace, pour
être en mesure de prendre soin de soi, de protéger
nos intérêts légitimes, de goûter au plaisir après
l’effort, de s’opposer à ceux qui nous veulent du
tort ou qui veulent nous exploiter indûment, enfin
pour pouvoir vivre sainement et pleinement.
Pour développer notre confiance en soi, il faut
d’abord faire
l’expérience de notre
compétence, goûter à ce sentiment de sécurité et
de pouvoir. Il y a aussi certains états
internes qu’il faut acquérir, qu’il faut
développer pour y arriver
pleinement :
La conscience de soi
Le niveau de conscience de soi
détermine
notre efficacité, notre maîtrise des situations
difficiles, notre succès dans la vie. Il
faut faire face à la réalité, se voir tel que l’on
est, prendre conscience de nos états internes,
être en mesure de bien les décoder, d’une manière
objective. Prendre conscience aussi du monde qui
nous entoure et être en mesure d’en faire une
lecture claire.
L’acceptation de soi
Lorsque l’on a pris conscience de soi, de nos
expériences, de nos états internes, il faut
accepter les sentiments, les pensées qui vont avec
ces expériences. Plusieurs personnes qui me
consultent ont suivis de longues psychothérapies,
elles ont pris conscience de pans douloureux de
leur enfance, par exemple, elles font un lien avec
leur vie d’aujourd’hui, mais refusent de laisser
circuler en eux les peines ou les joies dus à ces
expériences. Elles tentent de maintenir un
équilibre, ont peur de se laisser envahir, de ne
pas être en mesure de contrôler la situation, ne
se font pas confiance.
L’estime de soi
passe par l’acceptation totale de soi, de
sa vie, de ses expériences qui nous appartiennent
et qui font de nous des êtres uniques.
La responsabilité de soi
Certains croient que le bonheur est un dû, que la
satisfaction de nos désirs ou l’estime que nous
nous portons dépend des autres, ainsi nous
remettons notre vie entre les mains des autres et
il devient impossible de croire en notre pouvoir,
en notre aptitude à résoudre les difficultés de
l’existence. La responsabilisation de soi est
essentielle à l’expérience de sa force
intérieure. Cela ne signifie pas que l’on doive
faire tout soi-même, mais que l’on se prenne en
charge afin de mieux collaborer avec les autres.
La personne responsable ne parasite, ni
n’exploite qui que ce soit. Lorsque tout
jeune nous sommes mis en face des conséquences de
nos actes, que cela est fait avec affection et
sans jugements inutiles, cela fait de nous des
individus responsables.
L’affirmation de soi
L’ennemi numéro un de l’affirmation de soi est la
peur. La peur de se faire écraser, rabrouer, si
on essaie de se faire valoir. Les expériences
traumatisantes du passé nous rattrapent souvent
lorsqu’il est temps de se montrer tel que l’on
est.
Les comportements d’agressivité, de
jalousie, ou d’«aplatventrisme» sont la plupart du
temps reliés à une mauvaise affirmation de
soi. En l’absence de peur, l’être
humain s’affirme naturellement. Il faut
réapprendre à s’affirmer avec confiance, savoir
respecter l’affirmation de l’autre, sans faire de
compromis, mais en collaborant, il faut user de
son intelligence afin de servir son intérêt
personnel dans le respect de l’autre.
La cohérence
Être cohérent c’est faire le contraire de la
maxime, «fait ce que je te dis, ne fais pas ce que
je fais», c’est tenir parole, respecter ses
engagements, c’est vivre selon les principes, les
buts que l’on met de l’avant et
avoir le
courage d’accepter les conséquences de nos
actes, de nos choix, de nos désirs.
Combien de personnes, par exemple, disent vouloir
sauver la planète, chialent après les pétrolière
et continuent d’acheter de grosses cylindrées.
En terminant
La confiance en soi est comme une roue dentelée
d’engrenage, lorsque des dents (conscience,
acceptation, responsabilité, affirmation,
cohérence) sont manquantes ou émoussées cela tourne
toujours, mais cela demande plus d’huile, plus
d’énergie.
Fonctionner dans la vie avec
une bonne estime de soi, une bonne
confiance en ses possibilités,
c’est vivre
pleinement et efficacement avec un sentiment de
sérénité et de joie.
Dans un prochain article j’élaborerai sur les
moyens que je vous propose afin d’améliorer votre
estime personnelle.
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