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Études de cas No 7 : Tachycardie paroxystique
Bonjour à tous.
Je vous propose une septième histoire de cas
traitée en hypnothérapie : la TACHYCARDIE
PAROXYSTIQUE. Le lecteur pourra voir le
cheminement, ainsi que la conclusion des
résultats. L’important c’est que le lecteur aura
une idée réelle du cas, cependant la même
problématique aurait pu être vécue différemment
chez un autre sujet. De plus, à la fin de chaque
conclusion j’invite le lecteur à faire
l’expérience en visualisation avec un thème en
concordance avec le sujet traité. L’écoute du CD
n’est pas une thérapie en soi, mais un outil
important pouvant aider grandement.
Bonne lecture !
Problèmes
Une femme de 27 ans consulte son médecin pour des
crises de tachycardie paroxystique. Celui-ci
soupçonne un état névrotique et demande à ce que je
travaille avec lui.
Lors de notre première rencontre, elle démontre de
l’agitation et une grande fébrilité. Les examens
demandés par le médecin lui font craindre le pire
et déjà elle se voit cardiaque et presqu’à
l’article de la mort. Les premiers symptômes se
compliquent d’hyperventilation et de spasmes à
l’estomac et aux intestins.
Anamnèse
Sa première crise s’est présentée au lendemain des
funérailles de sa mère. Soudainement, elle a senti
son cœur battre rapidement, sa vue s’obscurcir et
senti «
la mort dans sa
gorge ». Elle s’est rendue à l’hôpital en
taxi et on a diagnostiqué une crise d’anxiété
situationnelle. Depuis, toute émotion déclenche
une tachycardie et parfois, cela lui arrive en
pleine nuit. Cette situation n’est pas sans lui
provoquer d’autres symptômes.
Issus d’une famille dysfonctionnelle elle s’est
mise en ménage pour la première fois à l’âge de 14
ans. Son père alcoolique faisait régner la terreur.
Sa mère était parfois offerte à des compagnons de
beuverie du père. Les quatre enfants dont notre
patiente est l’aînée ont vécu ces situations
ouvertement. Le père s’est servi une première fois
de notre patiente alors qu’elle avait onze ans. Par
la suite, elle était également offerte
occasionnellement.
A 17 ans elle a son premier enfant, mais son
concubin de l’époque l’a abandonnée 2 mois avant
l’accouchement. Par la suite elle a vécu 3 autres
concubinages avec des conjoints peu instruits,
sans ambition et souvent violents. Elle dut (?)
faire de la prostitution à quelques reprises pour,
dit-elle, nourrir ses enfants.
Elle travaille mais ne l’aime pas, dit devoir s’en
accommoder vu son manque d’instruction.
Au moment de notre première rencontre, elle vit
seule. Elle est très centrée sur la maladie et la
peur de mourir. Elle doit aussi comparaître en cour
pour délit de prostitution.
Son père vit toujours et elle n’a plus aucun lien
avec lui. Elle voit occasionnellement sa sœur
cadette, mais n’a aucune nouvelle de ses deux
frères depuis au moins 3 ans. En parlant de sa
sœur, elle dit que cette dernière a souvent des
phases dépressives depuis l’âge de 15 ans.
Traitement
Le problème s’est présenté au lendemain des
funérailles de sa mère. On peut parler
d’hyperémotivité ou d’hyper réactivité dans un
moment où la disparition d’un être cher était la
première qu’elle eût à subir. Également, elle a
subi plusieurs pertes affectives à travers ses
relations avec ses conjoints.
On reconnaît une personnalité hystérique pour qui
les symptômes vécus dans son corps lui permettent
de demeurer en contact avec lui, de ne pas
décompenser ou de laisser jaillir des idées
suicidaires. Ce corps au service des autres
devenait à son service.
Les traumatismes de l’enfance, l’abus du père, la
violence familiale, le rejet dans ses relations
avec les hommes l’ont fait prendre une grande
distance par rapport à elle-même. Elle était
devenue insensible ou refoulait sa sensibilité.
Elle se disait : « J’aurai la même
vie que ma mère… ». On parle ici de névrose
de destinée.
Travail
Beaucoup d’écoute. Développement de la capacité
de se détendre en cas de crise, ce qui évitera de
se rendre jusqu’à la panique. Prise de conscience
de son pouvoir sur la crise. Revalorisation de la
femme en elle et maturation de la partie infantile
(déculpabilisation de son état de femme).
Dix-huit rencontres ont été nécessaires. Elle
arrivait à contrôler ses crises plus facilement
vers la cinquième rencontre. Elle est devenue plus
calme et a vraiment pris possession de son corps
vers les dernières rencontres. A l’occasion, elle
a encore des crises, mais plus rarement. Quand
cela lui arrive, elle a appris à faire une
introspection pour vérifier ce qui se passe dans sa
vie et pouvoir y remédier. Elle se sait névrotique
et n’a plus peur de mourir.
Dans cette chronique je vous suggère le CD :
Rupture du
passé : un outil important qui vise
le changement. Cette visualisation
envoie au subconscient un message imagé, afin
de porter un regard positif vers l’avenir.
Apprendre à tourner la page sur un passé
trop lourd d’influences. Hier n’est plus, oubliez-
le.
Confiance en soi :
la confiance en soi est une émotion
importante, qui mène à votre plein
potentiel de réalisation. Or, la vie vient
parfois entraver cette confiance. L’écoute de ce
disque compact vous permettra de réactiver ce
processus, qui sommeille au fond de vous.
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