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QUELLE NATUROPATHIE POUR DEMAIN ?
La naturopathie a commencé avec l’aube
des temps. Lorsqu’un
individu ayant trop mangé fit un
jeûne spontanément, lorsqu’un
vieillard s’appliqua des boues chaudes sur
ses articulations « usées
», quand un guerrier posa des herbes
aromatiques sur ses plaies infectées,
etc…
La naturopathie a toujours été
présente au cours de l’évolution
humaine.
Pendant cette évolution, des hommes en
firent leur métier et
comprenant l’importance d’une fonction
de l’organisme, l’élimination,
ils « mettaient » les malades dans des
conditions où cette
fonction s’effectuait le mieux :
Jeûne + repos pendant 1 à 3
jours.
Cela donnait et donne en général de
très bons résultats.
Plus tard, au cours des siècles, on voulut
forcer les éliminations
par des saignées, des lavements, des
caisses de sudations, etc.…
Cela pût se justifier pour des individus
pratiquant des repas pantagruéliques
et physiquement inactifs mais de quels
désastres physiologiques ces pratiques
ne furent-elles pas responsables
lorsqu’elles s’appliquèrent
à des individus déjà en mal-
nutrition ou sous-nutrition
?
Notre 20e siècle a vu se multiplier chez
les naturopathes des pratiques
visant à forcer les
éliminations…
C’est vrai que les sangsues
derrière les mastoïdes, lorsqu’une
personne était frappée par
l’ictus cérébral
et l’hémiplégie, se
justifiaient.
C’est vrai que les sudations (caisses,
saunas, etc.) pouvaient être
préconisées à
l’urémique car dans ce cas
précis
(et pas dans d’autres maladies), la peau
« prend le relais »
des reins épuisés.
C’est vrai aussi que les irrigations
coloniques faites par un spécialiste
dans le cas de fécalome (concrétion
de matières fécales
stagnant dans le colon) étaient peut
être nécessaires aussi.
Enfin de longs jeûnes (plus de 10 jours) ont
pu sauver d’un infarctus
menaçant, de l’arthrose, de
l’obésité, des
individus pléthoriques à
l’extrême et ne présentant
aucune « tare »
organique…
Ces pratiques draconiennes ont peut être
été utiles voire
salvatrices…
Oui, mais l’homme de l’An 2000 a bien
changé…
Le naturopathe n’a plus à soigner ces
« braves malades »
congestifs, pléthoriques, enraidis,
sclérosés, ayant un
« fond vital » et une santé de
base défiant notre
entendement et sur lesquels les drainages, tous
les drainages, faisaient merveilles…
Non, l’homme actuel en moins d’un
siècle s’est profondément
modifié. Il subit les médications
iatrogènes, les radiations
diverses, les vaccins, la course contre la montre,
l’inactivité
physique, les champs
électromagnétiques, le travail
à la
lumière artificielle ; les enfants ont pour
« parents » le
frigidaire, la télévision et les
jeux vidéos, tout sauf
l’essentiel : leur mère, leur
père, la nature…
L’individu désaxé, sans
repaires, a perdu sa « force
native », sa personnalité et son
immunité.
Ces « nouveaux » humains sont
passés en un « rien
de temps » de la pléthore ou de la
sous-nutrition pour certains
à des pathologies
d’épuisement.
Non pas que les déséquilibres
alimentaires de sur-nutrition (diabète,
obésité, certaines hypertensions,
etc.) aient disparus, bien au
contraire mais aujourd’hui le naturopathe
est principalement confronté
aux pathologies suivantes :
· Iatrogénisme galopant (4e cause de
mortalité aux États
–Unis)
· Insomnie, dépression, angoisse,
épuisement nerveux
· État de « patraquerie »
avec examens de laboratoire
et cliniques normaux ou sub-normaux (c’est
psychique dit-on).
· Déséquilibre endocrinien
dû au surmenage nerveux
et psychique. La femme «
libérée » doit faire «
deux journées dans une ».
· Chute immunitaire par le stress,
l’insomnie, les carences en
oligo-éléments et le non-stop
alimentaire.
· Dysfonction : carence ou excès
hormonal, carence enzymatique
des plus diverses.
· Maladies virales nouvelles
· Angoisse du lendemain
· Etc.
Là, il ne sert plus à rien, sinon
à aggraver, de donner
des régimes de pénitenciers,
d’envoyer 50 à 100 litres
d’eau dans l’intestin ou de faire suer
les gens dans tous les sens
du mot…
La Naturopathie du 21e siècle devra
certes drainer les individus poly-intoxiqués
par les molécules de synthèses, les
drogues diverses, avec des
jeûnes ou des diètes très
courtes mais surtout en s’appuyant
sur la phytothérapie précise
activant tel ou tel émonctoire.
Il devra donner des conseils de nutrition bien
sûr, mais en mettant aux
oubliettes les insultes à la physiologie
que sont les régimes
aberrants et autres ségrégations
alimentaires.
Il devra tenir compte de l’inestimable
apport classique, l’équilibre
alimentaire, mais aussi de
l’individualisation en fonction de nombreux
paramètres en général et de
la physiologie digestive en
particulier.
La gastronomie intelligemment mesurée
retrouvera la place qu’elle
n’aurait jamais dû perdre comme
facteur de santé.
Par l’utilisation des compléments
alimentaires vrais (pop, pollen,
prêle, germe de céréales,
etc..) et non pas par les macrodoses
de vitamines artificielles, il palliera les
carences particulières de
l’alimentation actuelle.
Par les oligo-éléments
spécifiques (cuivre-or-argent,
manganèse-cobalt, zinc-cuivre, etc.) il
rétablira les équilibres
fonctionnels perturbés.
Par l’organothérapie diluée
et dynamisée, il agira
très finement sur les hyper et les hypo
fonctionnements sur les déséquilibres
endocriniens, les maladies auto-immunes qui se
généralisent…
Bref, la toxémie, la
toxilymphémie, la rétention toxinique
sont loin d’être toujours responsables
de la pathologie.
Nous sommes passés des gros «
encombrements » caloriques
et toxiques à un épuisement psycho-
neuro-endocrino-immunitaire
en rapport avec l’absence de contact avec la
nature, ses photons, ses
ions négatifs, ses parfums et
l’agression par les champs
électromagnétiques,
les molécules de synthèses, la
course contre la montre, l’insomnie
et le manque d’espérance.
Bref, le naturopathe doit descendre de son
bulldozer pour prendre les outils
de l’orfèvre.
La naturopathie, médecine
étiologique, se doit de subir une profonde
métamorphose, enrichie par les apports de
la physiologie, ouverte sur
un monde en recherche de la finalité
perdue ; elle se doit d’intégrer
les biothérapies du 21e siècle si
elle ne veut pas s’abîmer
dans le néant.
C’est alors qu’elle sera pour
toujours et encore une main tendue
vers l’homme et sa souffrance.
C’est ce courant de naturopathie que nous
avons la rude et noble tâche
de représenter.
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MERCI
Trés belle et juste synthèse... Naturopathe en début d'activité, j'aurai aimé trouver cette approche naturopathique dans l'école que j'ai suivi durant 3 ans... en tout cas merci de faire passer de tels messages, la naturopathie en a plus que besoin...
Rédigé par : isanature