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La dictature Médicale
De la médecine philosophique amérindienne à la médecine scientifique
Édition février 2003
Un texte de Jean Dury



Dury
“ La constitution de la République devrait créer des dispositions spéciales pour la liberté médicale de même que la liberté religieuse. De restreindre l’art de guérir à une classe d’hommes et nier un privilège égal aux autres constitue la Bastille de la science médicale. Toutes lois semblables sont anti-américaines et despotiques. Ce sont des reliques de la monarchie et n’ont aucune place dans la république. ” - Benjamin Rush, médecin de l’armée continentale des États-Unis, signataire de la déclaration d’indépendance de 1776.

La médecine américaine (É.-U. et Canada) a évolué à partir d’un mélange de médecines amérindienne, africaine, orientale et européenne selon une longue tradition dont les cures étaient essentiellement à base de plantes. Au début du 19e siècle, la compétition était féroce entre les adeptes de plusieurs philosophies différentes, soient l’homéopathie, la naturopathie, le botanisme, l’ostéopathie, etc. ...

Vers cette époque, la bio médecine naissante provenait de deux importantes observations : divers organismes spécifiques (bactéries) furent considérés responsables de plusieurs maladies et certains médicaments pouvaient éliminer des éléments pathogènes.

En 1847, l’A.M.A. (l’Association médicale américaine) fut officiellement fondée dans le but d’améliorer au moins 2 situations. Premièrement, la conduite professionnelle des praticiens et secondement, la qualité de l’éducation dans les écoles de médecine.

Selon ses détracteurs, sa mission secrète était d’établir les bases solides d’un monopole en faveur de la médecine allopathique en écrasant et en éliminant systématiquement toute autre approche naturelle. L’histoire nous prouvera qu’ils avaient raison.

Ce plan de contrôle a été accompli en plusieurs étapes, dont la première fut de voir à établir vers 1880, dans chaque état américain, un “ State Licensing Board ”. Ces organismes de contrôle de la médecine (Collège des médecins au Québec) remplissent aujourd’hui la même fonction qu’au début du siècle: favoriser la médecine scientifique et éliminer toute autre philosophie.

La prochaine étape est considérée par plusieurs un des points tournants de la bio médecine.

Le Flexner Report de 1910 devait en effet avoir des répercussions sur tout le continent puisqu’il favorisa uniquement l’enseignement universitaire selon la médecine moderne scientifique et contribua à éliminer tout enseignement contraire.

Ce célèbre rapport fut commandé par l’A.M.A. auprès de la “ Carnegie Foundation ” dans le but d’entreprendre une inspection de toutes les universités et écoles de médecine tant aux États-Unis qu’au Canada, afin de montrer si elles dispensaient leurs enseignements en tenant compte de la nouvelle médecine scientifique moderne. Dans son étude entreprise en 1905, Simon Flexner, engagé par la Carnegie Foundation, dénigra systématiquement les écoles de naturopathie, homéopathie, etc. ... car non conformes à l'approche scientifique. Il fallait ainsi faire disparaître plusieurs écoles et aussi plusieurs médecins encombrants et compétiteurs.

Le résultat fut accompli. En 1907, il y avait 160 écoles de médecine aux États-Unis et en 1914, 4 ans après la sortie publique du Rapport, il n’en restait qu’une centaine. Aussi en 1904, il y avait 5 747 médecins gradués et en 1919, il y en avait 2 658, une réduction de 50%. Le but était atteint.

Le monopole s’installa légalement et ce sont les compagnies pharmaceutiques naissantes, appuyées par la finance (Rockefeller, Carnegie, etc.) qui prirent le contrôle de la bio médecine.

Le contrôle se fit sentir sur le plan juridique également. Le “ Pure Drug and Food Act ” de 1906 annonce la prohibition* et engendra en 1908 le premier d’une longue série de procès intentés contre les adeptes de la médecine traditionnelle, dont la source principale de remèdes provenait des plantes. Cette pharmacopée non brevetable ne pouvait intéresser la finance qui flairait déjà le potentiel de l’approche allopathique où le profit était impossible sans brevets.

Depuis quelques décennies cependant, la confiance du consommateur envers la médecine scientifique connaît une importante érosion. Des études commencèrent à démontrer de plus en plus l’inefficacité des médicaments chimiques brevetés ainsi que les effets secondaires en abondance.

Récemment, un rapport américain provenant du Congressional Office of Technology Assessment, reconnaissait l’utilité de la médecine scientifique dans le domaine de l’urgentologie et de la néonatalogie, mais le pourcentage de succès dans les autres sphères de la santé se situait à 15 ou 20%. 80 à 85% se trouve, selon cette étude, à être inefficace.

Une des raisons de cet échec est, selon la grande majorité des praticiens de la médecine naturelle, l’absence totale de l’importance de l’esprit dans la santé humaine. Ainsi disait le docteur James S. Gordon, md, dans son livre paru dernièrement aux États-Unis, sous le titre “ Manifesto for a new medicine ” aux éditions Addison Wesley:

“ Depuis les derniers trente ans, nous avons redécouvert encore une fois l’expérience et l’exploration de la dimension spirituelle de notre corps et de sa guérison. Depuis longtemps repoussée et supprimée, elle insiste maintenant afin de retrouver sa place en médecine, comme si elle avait effectivement une force vitale en soi ” page 218.

(Au Québec, un médecin qui risquerait de parler ainsi serait radié à vie par le Collège des médecins.)

Aux États-Unis, cette nouvelle tendance a amené le gouvernement à créer, en 1991, l’Office de la médecine alternative, dont l’objet est de mieux explorer toutes les tendances actuelles en médecine non-conventionnelle.

Le National Institute of Health a commandé auprès de l’O.A.M. une étude exhaustive de la situation actuelle et c’est ainsi qu’un volumineux rapport a été rendu publique en 1992, répertoriant et analysant toutes les pratiques naturelles en vogue.

Il faut bien comprendre que la situation actuelle au Canada et plus particulièrement au Québec, est fort différente. Les Américains ont compris, depuis longtemps déjà, l’importance de la responsabilisation face à notre santé à cause des compagnies d’assurance qui offrent des primes à ceux qui sont plus en santé. Au Canada, c’est le contraire, le régime accès universel encourage la déresponsabilisation.

Au Québec, plus particulièrement, le gouvernement péquiste avait, dans son programme de 1994, promis la reconnaissance des médecines parallèles. À la page 196 de son programme, on proposait entre autres :

“ Que l’ouverture des corporations professionnelles à l’utilisation des thérapies alternatives par leurs membres ne mène pas à la récupération de ces thérapies au profit exclusif de ses membres.

Que des mesures visant à protéger l’intégrité des thérapies alternatives soient adaptées pour maintenir un équilibre entre le réseau alternatif et celui des corporations professionnelles.

Enfin, que l’on donne à tous les citoyens et citoyennes du Québec la liberté d’aller vers la thérapie de leur choix et de consulter le thérapeute qui leur convient. ”

Non seulement à la fin de son mandat n’a-t-il pas réalisé ce qui a été promis, ce gouvernement tente de faire emprisonner une pauvre dame qui ne fait que proposer des exercices pour les yeux dans le but d’éliminer les lunettes à ceux qui, librement, ont choisi cette avenue.

Partout ailleurs en Amérique du Nord les choses bougent, sauf au Québec. Depuis 1990, l’Ontario a légiféré et a aboli le monopole du Collège des médecins en partie.

C’est quand même incroyable qu’ici, où réside un nombre incalculable de thérapeutes qui ont influencé le mouvement nord-américain, le gouvernement n’est pas capable de changer sa loi médicale, rétrograde et monopolistique.

La seule amélioration à laquelle nous avons assisté depuis 30 ans, est la nouvelle politique du Collège des médecins de ne plus poursuivre les thérapeutes alternatifs à moins de prouver dommage corporel. Cette vision provient de partout ailleurs en Amérique et ce depuis les années 90.

Entre-temps, la crise que nous traversons actuellement en santé va augmenter et créer encore plus de pauvreté, de misère et de maladie car le gouvernement n’a d’autres intérêts que d’être au service des puissants de ce monde.

*Le Harrison Narcotic Act de 1914 fut la première loi prohibant l’opium et seul le médecin pouvait dorénavant la prescrire.

Pour contacter l'auteur :
Jean Dury
514 526-6625
jsdury@hotmail.com


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(1) Commentaires

OU SE PROCURÉ ? ARTICLE DE LOI
Ou peut-on retrouver sur internet les ou l'article de loi concernant le droit ou pas de prendre la vaccination et je pourrais par la suite le faire parvenir a toutes les personnes que je connais pour qu'il puisse prendre une décision éclairé . J'attends vraiment un retour de courriel de votre part. Merci. Sarah

Rédigé par : Sarah
Association nationale des naturothérapeutes

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