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La cinquième saison

Édition mars 2000
Un texte de Diane Bougie


AVIS - Veuillez prendre notre que les expressions employées dans ce texte ont été écrits avant la promulgation de la LOI 21, encadrant la pratique de la psychothérapie au Québec.


garoudha
Le savoir plusieurs fois millénaire qu'est la médecine traditionnelle chinoise soulève de plus en plus d'intérêt en Occident, où malades aussi bien que thérapeutes en découvrent la sagesse et l'efficacité. L'on sait notamment que sa pratique tient compte du tempérament et de la constitution de l'individu et qu'elle s'appuie sur le passage des saisons, l'influence des éléments. L'on sait aussi que cet art ancien propose l'utilisation thérapeutique des produits de la nature.

Sait-on cependant que les médecins chinois considèrent le passage de l'été à l'automne comme une saison en soi? C'est en quelque sorte une cinquième saison qui, bien que brève, peut apporter son lot de bouleversements. Cette fin d'été que nous vivons présentement marque en effet une transition: après les canicules d'août, notre corps doit se préparer aux froidures à venir. C'est aussi, pour plusieurs d'entre nous, le retour à l'école, au bureau ou à l'usine, avec son cortège d'appréhensions pour les uns et d'allégresse chez les autres.

La cinquième saison est aussi celle des récoltes. Et pour mieux profiter des bienfaits offerts par la nature automnale, pour vivre pleinement cette transition, nous examinerons de plus près les phénomènes de santé qui l'accompagnent.

La rate: organe de l'inquiétude et du stress

Si l'été que nous venons de quitter s'associait au feu et à la chaleur, l'entre-saison est gouvernée par la terre et est liée à l'humidité. Les affections caractérisées par des symptômes d'humidité, de lourdeur et de lenteur, peuvent être d'origines climatiques (changements brusques du chaud au froid qui feront couler plus d'un nez...); elles peuvent aussi être dues à la consommation excessive de nourritures riches en humidité (produits laitiers, par exemple). Bref, les malaises de l'humidité peuvent aussi découler de désordres internes.

La médecine traditionnelle chinoise (MTC) en est une d'équilibre à atteindre ou à rétablir en cas de maladie. La MTC considère certaines émotions conflictuelles comme étant causes de désordres intérieurs qui perturbent l'équilibre tant souhaité et associe les cinq principales émotions à autant d'organes du corps humain. Ainsi, l'été brûlant à peine enfui correspondait à la joie (trop vive?...) et au coeur; l'entre-saison sera une période de réflexion, d'inquiétude et de mélancolie. Les praticiens chinois situent le siège de ces émotions dans l'estomac, le pancréas et la rate, tous organes de digestion, de transformation des aliments. Il est fort intéressant ici, de noter que les anglo-saxons traduisent le mot rate par spleen (mot d'ailleurs adopté par de célèbres poètes de France), ce mot qui lui-même veut dire mélancolie, vague à l'âme, amertume, dépression, toutes émotions associées au phénomène moderne qu'est le stress.

Septembre: voici de retour la «corrida» entre l'école, la garderie et le bureau; voilà que reprend la danse des boîtes à lunch et des devoirs. Retrouverai-je mes amis? Mon patron sera-t-il un peu moins difficile? Comment ferai-je pour rembourser mon prêt étudiant? À ce rythme-là, il est certain que le stress nous guette, surtout si l'on y répond de la mauvaise façon...

Qu'est-ce que le stress ?

En 1985, le Canadian Institute of Stress estimait à 1.5 milliard de dollars les coûts du stress au Canada. Depuis lors, ces coûts seraient en croissance continue d'environ 16% par année. On va même jusqu'à affirmer que les maladies découlant du stress sont en voie de devenir le problème de santé le plus important chez nous. Le stress n'est donc pas matière à traiter à la légère. Mais, qu'est-ce au juste, que le stress? En 1936, le Dr. Hans Selye le définissait comme étant «la réponse non spécifique que donne le corps à toute demande qui lui est faite». C'était une grande première dans le monde de la recherche médicale. S'il est vrai que depuis la fin des années 1970, on s'intéresse non seulement au stress lié à des événements particuliers, mais aussi et surtout au stress chronique représenté par des caractéristiques plutôt permanentes de l'environnement, la définition qu'en donnait Selye à l'époque reste la même, en ce sens qu'elle a été adoptée universellement (c.f. Larousse et Robert).

Le stress sans détresse

Hans Selye, quelques-uns d'entre nous s'en souviendront, était ce médecin, montréalais d'adoption, spécialiste de l'endocrinologie, dont les travaux ont dans une certaine mesure révolutionné la médecine. Dans Stress sans détresse, son livre publié en 1974 et justement dédié «à ceux qui essaient de prendre conscience d'eux-mêmes», il explique comment les agents stresseurs (climat, maladie, émotions) déclenchent une réponse de nos organes qui s'avérera sensiblement la même, quel que soit le déclencheur. Ainsi, une joie trop grande et subite peut provoquer une réaction aussi vive qu'un profond chagrin et le stress amené par une frustration déclenchera un réponse égale à celle commandée par l'effort musculaire excessif. Cette réaction doit être associée au processus d'adaptation du corps et ses organes à un stimulus quelconque. Chez Selye, toute activité et tout événement dans la vie humaine est producteur de stress; le climat même est agent de stress. Et puisqu'il représente notre capacité d'adaptation, une absence complète de stress est la mort.

Le bon et le mauvais

Mais le stress, c'est un peu comme le cholestérol: il y a le bon et le mauvais. Le bon stress, dit intrinsèque, est celui que ressent, par exemple, l'artiste devant sa toile vide, l'écrivain devant une page vierge, l'ingénieur face à un projet nouveau ou encore, l'écolier à l'aube d'une nouvelle année scolaire: chacun sentira alors, ces petits «papillons dans l'estomac» et il sera poussé à agir, à créer, pour enfin en arriver à la satisfaction de son besoin d'accomplissement. Mais ce type de stress a aussi son revers de médaille: poussé à l'excès, il peut mener au burnout. À l'inverse, le mauvais stress (extrinsèque) est celui de l'effort excessif que notre corps générera pour s'adapter à une situation donnée; il est celui qui origine notamment dans des situations conflictuelles: le système endocrinien produira alors des substances destructrices qui, dans la plupart des cas, s'attaqueront à notre appareil digestif (estomac, rate et pancréas).

L'homéostasie

La réponse que chaque individu apportera au stress revêt une importance capitale et la recherche de l'équilibre (ou homéostasie) doit, toujours selon Selye, nous guider en tout. Cet équilibre dépend surtout de deux types de réponses: syntoxique, qui agit à la manière de tranquillisants de tissus et où le corps décide d'ignorer l'agresseur ou bien, catatoxique, où sont provoquées des modifications chimiques destructrices, des sources de maladie; le corps s'engage alors dans un combat qui l'abîmera. Mises sur une échelle de valeurs, les émotions qui justifient le plus la présence du stress sont: la gratitude et la bienveillance d'une part et la haine et le désir de vengeance, d'autre part.

La sagesse du stress

Le froid ou la chaleur nous feront nous emmitoufler ou nous dénuder. Mais que faire pour empêcher nos émotions destructrices de nous empoisonner l'existence? Les ignorer? Les fuir? En toute sagesse, Selye conseille de les reconnaître et les apprivoiser. Considérant la problématique du stress interpersonnel (en relation de couple, par exemple), il dit que «chacun peut et doit être son propre médecin en s'aidant d'une philosophie de conduite saine s'appuyant sur la nature». Cette proposition rejoint assurément la sagesse de la médecine traditionnelle chinoise.

La rate, cette inconnue

Le stress affecte plus particulièrement les organes voués à la transformation en «énergies» des aliments que nous ingérons, soient: la rate, le pancréas et l'estomac. La personne en quête de l'équilibre Yin-Yang de la médecine traditionnelle chinoise, se penchera nécessairement sur l'état de ces organes. Elle découvrira cependant qu'il est parfois difficile de remonter aux véritables causes d'un problème de santé et elle se demandera: suis- je inquiet et «stressé» parce que ma rate est blessée par un mauvais aliment ou plutôt, est-ce que je digère mal parce que mon état d'inquiétude affaiblit ma rate? L'on constatera que les causes sont parfois subtiles mais dans leur sagesse, les médecins chinois agiront sur les deux facteurs: sachant l'interdépendance des organes du corps de l'humain et des émotions de son esprit, traiter les deux ne pourra qu'apporter une amélioration.

La mémoire et la rate

Selon la MTC, la rate distribue l'énergie des aliments à travers le corps entier et les autres organes en dépendent. La rate gouverne aussi la volonté, la capacité de former une opinion et la mémoire; c'est donc dire que les écoliers, les étudiants, auront particulièrement intérêt à surveiller leur rate. Pour ce faire, il faudra garder en tête que la rate, le pancréas et encore plus l'estomac, sont intimement liés au système nerveux: c'est en effet chez ce dernier que se déclenche la sécrétion des acides et enzymes digestifs qui, s'ils sont trop ou trop peu abondants, amèneront inconfort, irritabilité, douleurs et à la longue, maladies graves. Voilà pourquoi la MTC insiste sur les règles d'hygiène suivantes: prendre les repas à des heures régulières, assis dans un lieu calme et une ambiance sereine; prendre le temps de savourer en mastiquant longuement (les aliments seront ainsi imprégnés de salive, ce qui contribuera largement à leur bonne assimilation). Les repas doivent être équilibrés en quantité d'abord (ni trop, ni trop peu, en proportion au travail de chacun) et ensuite, en qualité: manger des nourritures fraîches et simples, le plus près de la nature possible. La MTC recommande également d'éviter les mauvaises combinaisons qui auraient pour effet un mauvais dosage des acides digestifs: par exemple, les fruits consommés avec des féculents inhibent la digestion de ces derniers.

L'alimentation de l'entre-saison

Septembre et ses récoltes se feront complices d'une diète préventive des troubles de la rate, du pancréas et de l'estomac; la moisson nous aidera à combattre le stress. Une telle abondance de fruits et de légumes frais ne peut qu'apporter inspiration dans la composition des menus d'automne. Ce qui pousse ensemble doit être mangé ensemble, dit l'adage chinois. En ajoutant des aliments sources de protéines en quantité suffisante, cela permettra d'accumuler l'énergie nécessaire pour affronter la saison froide qui ne tardera pas à ressurgir tôt ou tard.

La MTC et l'activité physique

La MTC insiste, on l'a vu, sur l'équilibre alimentaire; elle accorde aussi une place de choix à l'activité physique: le «travail» est le propre de l'homme et bien dosé, il nous procurera l'oxygène essentiel au bon fonctionnement du corps en harmonie avec l'esprit. À ce chapitre, les thérapeutes orientaux conseillent d'éviter les cinq grandes fatigues, soient: la lecture prolongée, l'excès de repos en position allongée, la position assise trop longue qui atrophie les muscles, la position debout trop prolongée qui affecte les os et enfin, la marche prolongée qui mine les tendons. En somme, on le constate, en MTC, tout est question d'équilibre, d'hygiène de vie et souvent, de gros bon sens. Cette sagesse orientale transposée dans nos vies agitées, ne pourra nous apporter que des bienfaits.

Le stress: qu'en pensent les thérapeutes?

Les médecins traditionnels de Chine ont une vision des phénomènes reliés au stress et une approche thérapeutique des plus sages. Mais comment cette philosophie peut-elle se transposer dans le quotidien occidental? Nous avons à ce sujet, interrogé des thérapeutes et livrons ici le fruit de leurs réflexions.

Qu'est-ce que le stress fait à nos organes?

La naturothérapeute Madeleine Houle répond qu'il apporte un déséquilibre organique qui tôt ou tard, dégénérera en maladie ou conduira au burnout. L'estomac est l'organe de la satisfaction; il se verra donc plus particulièrement affecté, précise-t- elle. Arlette Rouleau, acupunctrice et naturothérapeute, voit le stress comme une agression sur nos organes. L'excès d'émotions se déverse dans la rate, le pancréas et l'estomac, ce qui amène des désordres. Et vu que ces organes sont voués à la digestion, il en résultera des problèmes tels l'anorexie, la boulimie, les ulcères gastriques et combien d'autres maux. Quant à Madeleine Riopelle, psychothérapeute, hypnologue et naturothérapeute, elle est d'avis que le stress endommage les glandes surrénales et l'hypophyse, toutes deux productrices d'hormones; en tels cas, le stress ne peut qu'apporter des désordres qui, à la longue, mènent à des maladies aussi graves que le cancer.

Quels sont les moyens dont les thérapeutes de différentes disciplines disposent pour soigner les maux dus au stress?

Selon les différentes clientèles consultant les praticiens, les soins varieront sensiblement. Chez Madame Houle, qui traite surtout des gens d'affaires et des professionnels surmenés, il s'agira de travailler sur les trois plans, soient: le physique (alimentation équilibrée, activités physiques), le mental (ralentir le rythme, établir des priorités, faire ce que l'on peut et non tout faire...) et enfin, sur le plan spirituel (redécouvrir le plaisir et se rapprocher de la nature).

Pour sa part, Arlette Rouleau adhère à la philosophie de la MTC: «Pour lutter contre le stress, il faut développer la connaissance de soi, dit-elle. Il faut en arriver à identifier ses émotions pour mieux les vivre. Et si l'on constate que le stress nous amène des maux physiques, il faut chercher de l'aide, consulter un thérapeute qui établira avec vous un bilan de santé et proposera les traitements appropriés plus un plan d'hygiène de vie incluant une alimentation saine et des activités physiques. L'acupuncture a fait ses preuves dans le traitement des symptômes découlant du stress, poursuit-elle. Si elle s'avère efficace chez les grands stressés que sont les toxicomanes, comme j'ai pu le constater lors d'un stage à New York, l'acupuncture peut certainement améliorer le sort des stressés de la vie quotidienne». Les praticiens peuvent également recourir à un vaste choix d'herbes médicinales lorsqu'il s'agit de patients souffrant de stress.

Quant à Madame Riopelle, elle voit l'humain comme une «machine» réglée pour vivre jusqu'à 140 et même, 150 ans. «C'est le genre de vie que nous menons qui use la machine prématurément, affirme-t- elle. La société actuelle est beaucoup trop axée sur les désirs plutôt que les besoins; elle est trop orientée vers la performance, l'acquisition de biens, etc., et la commande est parfois trop forte; elle nous impose des efforts qu'humainement, nous ne pouvons fournir. Pour combattre le stress, il faut revoir nos valeurs, envisager la vie autrement, plus simplement. Dans certains cas, ajoute-t-elle, l'hypnose peut nous aider à apporter dans notre vie, les changements qui s'imposent. En fait, c'est vraiment de ça qu'il s'agit: faire des changements et, à bien y penser, n'importe quelle discipline saura appuyer une telle démarche.»

Le stress et les problèmes de santé qui lui sont reliés, affectent-ils un groupe d'âge ou une catégorie d'individus en particulier? Y a-t-il des soins spécifiques à chaque groupe?

Selon Madeleine Houle, le stress frappera dur chez les gens d'affaires entre 25 et 50 ans. Après, ils deviennent plus sages... Et cela s'entend: ces gens ce jettent à corps perdu dans la course au succès, à l'argent et leurs besoins ne semblent jamais satisfaits. Mais, ajoute-t-elle, les cas les plus dramatiques sont assurément ces enfants qui, à la suite d'événements familiaux, se trouvent en difficulté d'apprentissage, en pleine détresse et surtout, incapables d'exprimer celle-ci. Le stress frappe surtout les personnes qui communiquent peu ou pas, celles qui sont sans bonheur. À ces gens, je propose un travail en session individuelle ou de groupe sur l'intelligence émotionnelle: on y apprend comment faire maturer ses émotions et l'on tente d'effectuer un déblocage en rapport avec l'autorité et dans les relations interpersonnelles conflictuelles, le tout sous forme d'un processus émotionnel. Et c'est la même thérapie qui sera proposée, peu importe le groupe d'âge: s'éduquer à un mode de vie plus sain, changer d'attitude, communiquer pour mieux combattre la culpabilité, l'angoisse et le ressentiment.

D'autre part, parmi les personnes qui fréquentent la clinique de Madame Rouleau, celles qui présentent les symptômes de stress les plus prononcés sont les jeunes mères de famille. Cela s'explique par le fait qu'elles ont beaucoup de responsabilités: elles portent sur leurs épaules le bonheur de leur famille, avec souvent trop peu d'aide ou de moyens. Entre le foyer et le travail, elles mettent jusqu'à 80 heures de labeur par semaine; il ne leur reste jamais de temps pour s'occuper d'elles-mêmes. Pas surprenant que, tôt ou tard, elles se retrouvent épuisées ou malades et cela se réflétera hélas, chez leurs enfants. En réalité, ces personnes souffrent d'un excès de désir, surtout celui de plaire à tout prix, à celui même de leur santé. La thérapie consistera d'abord à les convaincre de prendre un temps d'arrêt. Le temps que l'on prend pour s'occuper de sa santé est du temps gagné. Il faut aussi arrêter de tout prendre sur ses épaules, il faut identifier ses priorités et prendre ce que l'on peut prendre et s'organiser.

Madeleine Riopelle est plutôt d'avis que, quel que soit le groupe d'âge ou la profession exercée, tous se trouvent égaux devant le stress. Il y a dix ans à peine, on pouvait encore cibler certaines catégories plus touchées. De nos jours, explique-t- elle, tout le monde ou presque est soumis à un rythme de vie effréné, à la compétition, à des conditions environnementales de plus en plus adverses. Bien sûr, il s'agit là d'un problème collectif, mais pour le solutionner, il faut commencer par effectuer des changements au niveau de chaque individu. Dans le cas du stress, poursuit- elle, la thérapie individuelle m'apparaît plus appropriée. Il s'agira d'abord et avant tout de se mettre à l'écoute pour mieux évaluer les changements à apporter. Un travail sur la médiane énergétique s'imposera. La phytothérapie, l'hypnose et les techniques de massage conviennent parfaitement pour améliorer l'état de santé des personnes affectées.

Quels sont les aliments à privilégier en cette saison de stress?

Quand on parle de stress, ce qui compte n'est pas tant ce que l'on mange que ce qui nous mange ou plutôt, nous ronge, dit Madeleine Houle. Mais il faudrait d'abord laisser tomber tout aliment raffiné, tout ce prêt-à-manger que l'on trouve sur le marché. De tels aliments dérangent le pancréas. Les nourritures les plus bénéfiques restent les céréales de grain entier comme le riz brun, les légumineuses, les fruits et légumes frais. Tout ce qui contient des vitamines, des minéraux et des oligo-éléments nous reminaliseront et par tant, nous aideront à retrouver notre vitalité. Si l'on doit changer de régime alimentaire, précise-t-elle, il faudra y aller graduellement, mesurer les effets d'une semaine à l'autre car, un changement de diète peut aussi être un élément de stress.

Madame Rouleau abonde dans le même sens et ajoute: le plus important, c'est de manger à des heures régulières. Un bon repas le matin et le midi, plus léger le soir: notre appareil digestif doit lui aussi se reposer. Les réunions d'affaires ou les scènes de ménage, ça non plus, ce n'est pas une bonne idée; pire, manger en marchant... Et puis, chaque fois que l'on mange, prenons le temps de nous délecter des formes et des couleurs, des odeurs de nos aliments, le temps de savourer la nourriture et aussi, la chance que nous avons de vivre dans un pays sans famine.

Madame Riopelle partage les opinions de ses collègues et elle ajoute: «On doit manger ce que l'on aime; le plaisir est un grand guérisseur. En cette saison, les fruits et légumes auront la faveur. On aura soin cependant, d'éviter de combiner les hydrates de carbone et les protéines et d'y aller modérément avec ces dernières. Et si l'on devait, en ce début d'année scolaire, ne prendre qu'une décision au sujet de notre mode de vie, que ce soit celle d'aller voir les arbres! Au moins une fois par semaine, on devrait se retrouver dans la nature. C'est une grande faveur que l'on accorderait à son corps.»

Grand merci aux thérapeutes qui se sont gracieusement prêtées à cette entrevue: leurs conseils contribueront certes, à une rentrée en douceur et en harmonie avec la nature.




Pour contacter l'auteur :
Diane Bougie
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