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Réduire l’emprise du stress en optimisant les fonctions naturelles, une mission naturopathique
Interview Roseline GAGNON
Interpelée par la citation d'Hippocrate : Que ton
aliment soit ton remède, cette scientifique qui a
complété un baccalauréat en biologie, une maîtrise
en nutrition ainsi qu'une formation en naturopathie
a choisi la voie naturopathique tout naturellement
après avoir découvert le couscous, les germinations
et les céréales entières, malgré que dans la région
de Sherbrooke, ou elle étudiait, la disponibilité
des aliments naturels était faible.
Son profond désir était
d'être avec les gens, de partager ses
connaissances tout les aidant avec un outil
thérapeutique par excellence, la nutrition
saine. Elle s'efforce de démystifier cette
importante alternative naturelle en santé
auprès du public en tant que
conférencière et comme professeure
auprès de ses étudiants.
À cet effet, elle nous présente
son livre :
LA NUTRITHÉRAPIE,
la médecine des suppléments
alimentaires, un guide pour bien comprendre le
rôle de chaque élément nutritif.
Cet ouvrage est d'une qualité exceptionnelle,
et nous le recommandons à tous les
thérapeutes ainsi qu'au public en
général. Roseline GAGNON naturopathe,
sera conférencière au Colloque
Canadien des Naturothérapies le 18 novembre
2006 au Collège de Maisonneuve à
Montréal. Bonne rencontre chers internautes.
| Roseline
GAGNON |
… en
vérité nous sommes ce qu'on
digère et ce qu'on absorbe ! |
A.S. Quel était le sujet de votre
maîtrise ?
Le cancer de l'ovaire. J'ai travaillé en
collaboration avec un professeur qui
s'intéressait à la perte de poids
associée au cancer et c'est avec elle que
j'ai monté ce projet. Les femmes qui sont
atteintes de ce type de cancer deviennent
très maigres. Nous rencontrions les patientes
pour faire une évaluation nutritionnelle,
l'évaluation de la masse adipeuse, leur
dépense énergétique avec un
calorimètre, tout cela en lien avec
l'Hôpital Hôtel-Dieu de Montréal
et l'Hôpital Notre-Dame. J'ai rencontré
80 femmes en tout, avant leur opération,
après, lorsqu'il y avait bien confirmation du
cancer de l'ovaire et ensuite un suivi après
que la tumeur fut enlevée. J'ai beaucoup
aimé ces contacts avec les patientes comme
avec l'équipe, les médecins qui
étaient très intéressés
à mon travail et m'assistaient dans la mesure
du possible. Je me suis rendue compte que ces
patientes étaient beaucoup laissées
à eux-mêmes, sans support nutritionnel
ou même psychologique. C'est en même
temps que cette recherche pour ma maîtrise que
je me suis dirigée vers la naturopathie, en
1996.
A.S. Quelle différence, s'il y en a une,
percevez-vous entre la naturopathie et la
diététique au Québec ?
La philosophie sous jacente derrière chacune.
La naturopathie est basée sur
l'évaluation du
« terrain » et une action
globale. Si par exemple une personne vient me voir
parce qu'on lui a dit qu'elle a un taux de
cholestérol élevé, je
chercherai plutôt les causes de cet
état de chose plutôt que de
suggérer un régime approprié.
Est-ce à cause du stress ? Est-ce le foie qui
est surchargé ? Est-ce que cette personne est
trop inactive physiquement ? Voilà bien des
questions auxquelles une naturopathe doit
répondre car avant de traiter une personne il
faut, dans une perspective globale, évaluer
l'état de son terrain pour trouver les causes
des déséquilibres et corriger ces
causes à travers un protocole
spécifique. Il s'agit par la suite de
modifier les habitudes de vie, pas de prescrire un
régime amaigrissant.
A.S. Donc une naturopathe procède à
une évaluation du
« terrain » dès la
première rencontre ?
Oui c'est essentiel, incontournable.
Évidemment il y a l'historique
médical, la personne est-elle sous
médication par exemple ? Chacun des
systèmes de l'organisme est passé au
peigne fin, la digestion, la circulation,
l'élimination, le système nerveux
fonctionne-t-il de façon optimale, le
système hormonal et glandulaire de
même.
A.S. En combien de rencontres une personne peut-
elle espérer régler son
problème ?
La naturopathie est une démarche
santé. Modifier ses habitudes de vie ne se
fait pas en criant ciseau ! Une personne qui boit
dix cafés par jour n'arrivera pas à
changer cette mauvaise habitude du jour au
lendemain. De même si elle ne consomme aucun
légume ou fruit, ne boit pas d'eau mais
plutôt des liqueurs sucrées et ainsi de
suite, il sera impossible de changer une
diète personnelle radicalement. La personne
effectuera donc ces changements par étape et
le naturopathe sera son coach qu'elle rencontrera
à intervalle régulier,
généralement une fois mensuellement,
pour une période indéterminée.
Des personnes me consultent depuis trois ans. Au
début nous nous rencontrions une fois par
mois, puis aux deux mois, maintenant aux saisons.
Le plus beau cadeau qu'il m'est donné de
voir sont les changements qui prennent forme chez
ces gens qui suivent le protocole, qui retrouvent en
même temps que la santé optimale un
bien-être dans leur corps comme dans leur
tête.
A.S. Quelle approche utilise le naturopathe avec
le stress qui afflige tellement de personnes de nos
jours ?
Ma conférence du 18 novembre sera sur ce
sujet. Le stress est partout, présent par la
pollution, la performance, le manque de temps, la
fatigue, le manque d'énergie,
l'épuisement professionnel et la
première chose à laquelle la
naturopathe qui reçoit une personne
stressée doit penser, c'est de ne pas la
stresser davantage avec un protocole naturopathique
trop sévère ou compliqué.
Lorsque les fonctions naturelles sont
optimisées, les stress ont moins d'emprise
sur nous.
Il existe aussi une source de stress que l'on nomme
oxydatif, qui est l'action néfaste des
radicaux libres qui sont des molécules
instables dans l'organisme, qui contiennent
généralement de l'oxygène qui
cherche à s'associer à une autre
molécule pour se neutraliser. C'est cette
réaction en chaîne qui se passe dans
l'organisme quand il y a trop de radicaux libres par
rapport aux antioxydants. Il s'agit encore là
de corriger de vilaines habitudes et d'en implanter
de nouvelles mieux appropriées.
A.S. Avez-vous noté des problèmes
de nature psychologique chez les gens qui vous
consultent ?
Oui, là-dessus je peux dire qu'en supportant
le foie et la digestion, en améliorant le
sommeil, en renforçant le côté
physique de la personne, celle-ci peut parfois se
mettre à voir plus clair en elle et dans sa
vie, dépasser ainsi certains problèmes
originaires de la psyché. Le regain de force
physique produit parfois ce succès. Bien
sûr une naturopathe ne joue pas le rôle
de psychologue même si elle joue un rôle
dans l'hygiène de l'âme. Nous
suggérons donc aux gens aux prises avec de
telles problématiques de consulter en
psychothérapie également.
A.S. Le fait de référer une
personne vers un psychothérapeute ou une
massothérapeute ne dérange-t-il pas la
personne dans son traitement naturopathique ?
Absolument pas. Je perçois ces approches
comme complémentaires à notre travail.
Le naturopathe fait un bilan. Il travaille sur
l'alimentation, les facteurs de santé,
l'hydratation, l'activité physique, la
gestion du stress ainsi que la
supplémentation alimentaire. Mais lorsqu'il
est évident que la personne est sous tension,
nous suggérons parfois le massage, le
drainage lymphatique, l'ostéopathie,
l'acupuncture, qui sont toutes des approches
complémentaires excellentes selon le besoin
des personnes. La naturopathe est consciente de ses
limites et son but est de travailler en
équipe pour obtenir les meilleurs
résultats pour la personne.
A.S. Avec le temps et l'expérience
acquise, votre approche s'est-elle modifiée ?
Mon protocole professionnel demeure le
même : l'analyse, la recherche des
causes, la préparation d'un protocole
personnalisé. C'est ce protocole
personnalisé que j'ai amélioré,
que je prépare maintenant avec plus de
facilité depuis que l'expérience m'a
appris à moins charger pour de meilleur
succès.
A.S. Comment vous, une scientifique, êtes-
vous perçue par les universitaires en tant
que naturopathe ?
Autrefois j'étais perçue comme une
marginale, une grano, une weird flyée !
Maintenant les gens du domaine scientifique me
trouvent chanceuse. Ils s'intéressent
fortement à la naturopathie et nombre d'entre
eux sont fiers de m'annoncer qu'eux aussi sont
suivis en naturopathie. Les professionnels de la
santé, comme le public en
général, nous perçoivent d'une
façon positive même si l'approche n'est
pas reconnue au Québec. Mais j'ai confiance
en l'avenir et un jour prochain comme dans d'autres
provinces canadiennes, le Québec se rendra
compte de l'importance du naturopathe et de sa
contribution indispensable comme guide professionnel
auprès des gens face aux
PSN.
A.S. Y a-t-il des études scientifiques
concernant la naturopathie ?
À part quelques études isolées
aux USA et qu'on semble garder plutôt
secrètes, il n'y a pas vraiment
d'études scientifiques. Mais les
résultats des Omega 3 et autres outils et
substances thérapeutiques recommandés
par les naturopathes sont scientifiquement
prouvés.
A.S. Qu'elle est l'importance de la
supplémentation naturelle dans la
naturopathie ?
Elle est très importante puisque ce sont ces
outils qui font partie du protocole
thérapeutique du naturopathe. Les vitamines,
les minéraux, les acides gras essentiels, les
probiotiques, les plantes médicinales,
l'organothérapie, les huiles essentielles, en
fait, toutes les substances naturelles
manufacturées sous différentes
étiquettes car chaque naturopathe a ses
préférences.
A.S. Les naturopathes travaillent-ils ailleurs
que dans leur cabinet privé ?
Plusieurs, dont moi-même, sont engagés
pour leur expertise comme consultant par des
laboratoires dans la fabrication de certains
produits. Il y a de plus en plus de naturopathes
à l'emploi de grandes surfaces comme
Loblaw's, IGA, Sobey's, comme dans des magasins
d'aliments naturels. Oui, grâce aux nouvelles
réglementations, les PSN seront mieux
encadrés et étiquetés mais le
naturopathe aura toujours sa place pour informer
l'utilisateur et l'amener plus loin dans sa
réflexion que de lire une étiquette
car un bon produit pour une personne n'est pas
nécessairement bon pour une autre.
Les pharmaciens non formés sur les PSN
aimeraient bien compter sur les compétences
des naturopathes mais l'Ordre des Pharmaciens a
dernièrement rappelé à ses
membres que les naturopathes n'avaient pas leur
place en pharmacie.
A.S. Avez-vous remarqué vous aussi cette
tendance des gens à acheter toutes sortes de
produits?
Oui. Lorsque les gens me consultent, à la
première consultation, je leur demande de
m'apporter les produits qu'ils consomment pour que
j'y jette un regard. Je suis parfois
estomaquée de voir le grand nombre de
produits qui en fait ne sont d'aucune utilité
réelle.
Il faudrait que les gens réalisent que
même si leur beau-frère utilise un tel
produit efficace, il ne sera pas automatiquement bon
pour eux. Avant de gaspiller dans des produits
coûteux ou populaires, il est
préférable de se renseigner sur son
état de santé.
A.S. Avez-vous été témoin
d'interactions négatives de PSN sur des
patients?
Non jamais. Les personnes qui se plaignent d'avoir
été intoxiquées avaient-elles
consulté avant ? Généralement,
non. Les gens prennent les produits sur les
tablettes, souvent lisent à peine
l'étiquette. Les PSN ne sont pas des bonbons.
Ils peuvent nuire lorsqu'utilisés à
mauvais escient tout naturels qu'ils soient.
A.S. Croyez-vous que la naturopathie a des
chances d'être reconnue officiellement d'ici
quelques années ?
J'ai un espoir certain car le public en demande de
plus en plus. Mais il y a une condition importante.
Le cursus de cours devra être uniforme et
toutes les écoles devront s'y conformer. L'an
dernier, j'ai représenté la
naturopathie au CHUM de Sherbrooke qui faisait un
colloque sur les alternatives complémentaires
en santé. L'accueil a été
formidable et j'ai senti que j'avais touché
quelques étudiants.
D'ailleurs, je me souviens du malaise d'un
conférencier médecin qui devait
répondre à un étudiant qui lui
demandait s'il était acceptable qu'il
prescrive pour la dépression d'un patient le
Chi-Kung plutôt que des tranquillisants. Il
est strictement défendu à un
médecin de prescrire autre chose qu'une
démarche scientifique reconnue comme suivi
thérapeutique. Donc les médecins ont
beau être ouverts, ils sont souvent
bâillonnés.
A.S. Est-ce que la population qui vous consulte
fait des commentaires parfois à propos du
système de santé ?
Oui, les gens semblent insatisfaits. La
surmédicalisation est notable et la
prescription presqu'automatique suite à une
consultation car avec la médecine actuelle,
un symptôme demande une pilule.
Deuxièmement, les patients reprochent la
vitesse trop rapide avec laquelle ils sont
reçus. Il est d'après moi impossible,
même pour le meilleur médecin, de faire
un excellent diagnostique en 10 minutes. Et
franchement, les gens ont besoin de parler pour
être sécurisés, ils recherchent
l'empathie qui est bien utile, cela a
été prouvé maintes fois, dans
le processus de guérison. En naturopathie il
est normal d'écouter une personne au moins
une heure. Le bilan de santé prend au moins
1h30.
A.S. Y a-t-il un avantage à manger Bio ?
Évidemment il est de beaucoup
préférable de manger des fruits et
légumes qui sont naturels, sans pesticides,
que l'on retrouve inévitablement dans notre
corps quand nous les mangeons. S'il est vrai
que nous sommes ce que nous mangeons, en
vérité nous sommes ce qu'on
digère et ce qu'on absorbe !
L'idéal serait un monde sans hormones
pour les animaux et sans pesticides pour les fruits
et légumes. Mais ce ne sont pas tous qui
peuvent se payer cette nourriture, ni la trouver
dans leur région. Même avec les paniers
bios qui deviennent de plus en plus populaires, ce
dernier ne contient pas tous les légumes
nécessaires pour une semaine de repas. Il est
très important, peu importe qu'ils soient
bios ou non, de manger sa portion essentielle de
fruits et légumes par semaine. Je
suggère à mes clients de manger bio
lorsque c'est possible. Les carottes, les pommes de
terre, les oignons, le brocoli sont la plupart du
temps à prix abordable, ce qui n'est pas le
cas pour tous les légumes. Il faut bien laver
les légumes non bios et parfois les peler
pour diminuer la concentration de pesticides. Il
faut rappeler que le pain blanc bio, les pâtes
à farine blanche même bios ne sont pas
le chemin de la naturopathie qui guide les gens vers
une nourriture le moins raffinée possible
comme les pâtes alimentaires à farine
complète comme le blé entier, le
kamut, l'épeautre, le riz brun.
A.S. Que pensez-vous du BPSN ?
Ce fut une bonne intention du gouvernement
fédéral qui veut garder un
contrôle sur le contenu des produits naturels
pour la protection du public, ce qui était
inexistant auparavant. Cependant la bureaucratie est
devenue d'une lourdeur excessive. Pour chaque
produit il semble parfois nécessaire de
préparer une thèse de doctorat pour
répondre aux exigences de la
réglementation gouvernementale. C'est dommage
car plusieurs petites compagnies qui manufacturaient
des produits de qualité supérieure
vont tout simplement disparaître, c'est
déjà commencé au
Québec.
Un autre point important négatif est que
beaucoup de compagnies ont investi de grosses sommes
d'argent et ont déposé des dossiers
pour demander des reconnaissances de leurs produits
depuis deux ans sans avoir encore reçu de
réponse. Ces compagnies, qui se sont mises
à niveau, ne peuvent pas afficher leur
numéro d'identification encore tandis que
d'autres qui font fi des nouvelles recommandations
sont en vente sur les tablettes parce qu'aucun
inspecteur n'est encore assigné pour
détecter ces produits non conformes dont
l'étiquetage est déficient, parfois
carrément hors-la-loi.
A.S. Que pensez-vous du végétarisme
d'aujourd'hui ?
Je reçois souvent en consultation des gens
qui se disent végétariens. Ils
montrent souvent des déficiences en
protéines comme les ongles cassants, des
malaises d'articulation, une maigreur
exagérée, des pertes de cheveux. Ils
évitent la viande pour toutes sortes de
raison dont le prix élevé, le gras qui
pourrait les faire grossir. Mais on ne trouve pas
dans les céréales, les fruits et les
légumes toutes les protéines
nécessaires et il est bon d'ajouter de la
volaille, du poisson, de la viande mais aussi du
tofu, des yogourts afin de varier les sources de
protéines.
A.S. Que pensez-vous de l'apport des œufs ?
Manger plusieurs œufs par semaine est excellent.
Quoiqu'encore une fois la cuisson est importante. Il
est préférable de les manger mollet,
environ 4 minutes de cuisson pour un jaune coulant,
afin de bénéficier de l'apport
intéressant de la lécithine.
A.S. Et le cholestérol ?
Les problèmes avec le cholestérol ne
viennent pas de celui qu'on ingère mais bien
de celui que l'on produit. C'est un problème
qui vient du foie qui produira du cholestérol
en plus grande quantité surtout dans des
périodes de stress. Encore une fois on se
rend compte de l'importance en naturopathie
d'étudier le terrain pour comprendre les
sources de stress.
A.S. En terminant Roseline, qu'est-ce qu'une
assiette santé équilibrée
devrait contenir ?
Je pense qu'elle doit contenir 50% de
légumes. Pas juste un légume mais
plusieurs sortes de légumes, colorés,
car ils contiennent plus de molécules anti-
oxydantes. Les petits fruits ont ces mêmes
propriétés et c'est la raison pour
laquelle il faut en manger le plus possible.
Il faut comprendre que les radicaux libres vont
souvent attaquer nos membranes cellulaires qui
contiennent des lipides qui sont très
sensibles à ces attaques. Les cellules
deviennent alors instables, parfois anormales
devenant non fonctionnelles, ce qui affaiblit le
système immunitaire ainsi surchargé et
ouvre la porte aux maladies, infections.
Tout ce qui est bien coloré comme la
betterave, les épinards, le brocoli, la
courge, la patate douce en sont quelques exemples.
Il ne faut pas oublier les pousses, de brocoli, de
luzerne, de tournesol qui sont très riches en
nutriments.
À ajouter absolument à son
sandwich, sa salade. Ils colorent bien l'assiette
également et il faut se rappeler qu'on mange
avec nos yeux.
Je rappelle que la cuisson est aussi très
importante. Les légumes doivent être
cuits à la vapeur, légèrement
sautés dans l'huile d'olive au wok ou crus.
Il faut prendre le temps de manger, manger
lentement, savourer, bien mastiquer et saliver, pour
favoriser un meilleur processus digestif et ainsi
les aliments seront mieux absorbés et nous
serons donc ce que nous absorbons ! (rires)
Les Anciens avaient donc raison; le repas, c'est
sacré.
Roseline GAGNON, merci pour cet entretien
très instructif et coloré. Nous vous
souhaitons bonne chance et une fructueuse et belle
carrière.
Nous invitons les internautes qui veulent
rencontrer cette naturopathe en personne à
réserver une place au CCN qui aura lieu de 18
novembre 2006 au Collège de Maisonneuve
www.cc-n.ca qui se
déroulera sur le thème du Stress.
Roseline Gagnon M.Sc nutrition,
n.d. Site Internet :
www.adnq.qc.ca/nos_membres/membre123.html
Recommandation de lecture :
LA NUTRITHÉRAPIE, Médecine des
suppléments alimentaires…
Douce Alternative, Edition AMYRIS
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CHOLESTEROL
A 60 ans j'ai un cholesterol anormal malgré
une diététique saine et la prise de statines 1
tous les soirs. On me dit que je fais un
cholestérol de famille ou que je le
fabrique.Mon stress est important. Merci
Rédigé par : audouy guy